Le Muséum national d’histoire naturelle organise la sixième édition de son parcours « En voie d’illumination », qui plonge les visiteurs au cœur de la période jurassique. Cette expérience offre une immersion fascinante dans un monde peuplé d’animaux impressionnants et de plantes mystérieuses, le tout mis en valeur par un spectacle lumineux époustouflant.
Le festival « En voie d’illumination » du Muséum national d’histoire naturelle met en avant différentes thématiques chaque année, telles que les espèces en voie d’extinction, les océans, l’évolution de la vie, la faune minuscule et la jungle. Pour sa sixième édition, le festival invite les visiteurs à explorer la biodiversité du Jurassique à travers un parcours féerique au milieu de lanternes lumineuses.
Ce voyage dans le temps de 200 millions d’années permet de découvrir les différents environnements du Jurassique, des grandes profondeurs de l’océan aux milieux marécageux, en passant par des vallées verdoyantes au cœur de l’âge des dinosaures. Pendant cette période, les continents se séparent et s’éloignent, laissant place à une diversification des organismes marins, à l’émergence des ptérosaures et des premiers oiseaux, ainsi qu’à une forte diversification des mammifères et des plantes.
Le parcours immersif en cinq tableaux met en scène des espèces caractéristiques du Jurassique, telles que des reptiles marins, des dinosaures terrestres et volants, ainsi que les premiers mammifères. Ces espèces peu connues sont présentées de manière spectaculaire, certaines étant représentées en taille réelle. Le Muséum, grâce à ses collections et à ses équipes de recherche, est une référence internationale en paléontologie, avec des spécialistes tels que Sylvain Charbonnier.
Le professeur de Paléontologie et directeur adjoint du Centre de recherche en paléontologie – Paris nous guide à travers ce parcours, décryptant les différentes espèces représentées. Parmi les 150 espèces présentées, cinq sont mises en avant, une pour chacun des environnements du Jurassique présentés. Ce guide passionné et expert permet aux visiteurs de mieux comprendre et apprécier la biodiversité de cette période fascinante.
Le parcours se poursuit avec la découverte de l’ichtyosaure, un reptile marin emblématique du Jurassique inférieur. Ces impressionnants animaux évoluaient en pleine mer, aux côtés de plésiosaures et d’autres espèces marines. L’ichtyosaure, ressemblant à un dauphin mais étant un reptile, était un prédateur rapide se nourrissant de poissons et de céphalopodes. Des fossiles de ces créatures ont été découverts en Allemagne, dont une femelle enceinte exposée à la Galerie de paléontologie du Muséum.
Dans les profondeurs abyssales du Jurassique moyen, on découvre le thylacocéphale, un arthropode adapté aux conditions extrêmes des fonds marins. Ces créatures évoluaient autour des sources sous-marines d’eau chaude ou froide, formant des oasis sous-marines riches en diversité. Les thylacocéphales étaient des crustacés particuliers, avec des appendices raptoriaux puissants et des yeux énormes, adaptés à leur environnement.
Le festival « En voie d’illumination » offre ainsi aux visiteurs une immersion fascinante dans la biodiversité du Jurassique, mettant en lumière des espèces extraordinaires et méconnues de cette période de l’histoire de la Terre. Les Thylacocephales étaient des créatures marines prédatrices dotées de 18 000 facettes sur la surface de leurs yeux, ce qui en fait des prédateurs visuels redoutables, seuls dépassés par les libellules dans la nature actuelle. Ces animaux, qui pouvaient mesurer jusqu’à 30 cm de long pour les plus grands spécimens, ont disparu à la fin du Crétacé, il y a environ 65 millions d’années. Le gisement fossilifère de référence pour les Thylacocephales se trouve à La Voulte-sur-Rhône, au sud de Valence.
Dans un lagon du Jurassique supérieur, il y a environ 150 millions d’années, un archipel s’étendait sur l’emplacement actuel de l’Europe. Dans ce monde aquatique foisonnant, on trouvait une grande diversité de créatures marines telles que des coraux, des rudistes, des poulpes, des oursins, des crustacés et des poissons. Sur la terre ferme, les dinosaures régnaient en maîtres, tandis que dans les cieux, les ptérosaures dominaient, bien que concurrencés par les dinosaures à plumes volants tels que l’archéoptéryx. À cette époque, l’Europe ressemblait davantage aux Bahamas, avec ses lagons, ses plages de sable blanc et ses petits archipels, sans oublier une végétation luxuriante différente de celle que nous connaissons aujourd’hui.
En évoluant dans ce milieu riche en organismes, on pouvait observer des scènes uniques, comme un Dakosaurus maximus tentant d’attraper un ptérosaure survolant la surface de l’eau. Les ptérosaures, des reptiles volants dotés d’une envergure d’environ 1,4 mètre et d’une mandibule en forme de bec coudé, se nourrissaient principalement de coquillages.
Dans une vallée boisée traversée par une rivière à l’intérieur des terres, on pouvait croiser des dinosaures impressionnants. La flore de cette vallée était très diversifiée, comprenant des fougères, des cycas, des prêles, des ginkgos et des conifères, mais sans fleurs ni herbe comme nous pouvons en trouver de nos jours. Les bennettitales, des plantes caractéristiques du Jurassique supérieur, faisaient partie de cette végétation luxuriante qui peuplait la Terre il y a environ 150 millions d’années. Les Bennettitales étaient des plantes de taille moyenne qui avaient l’apparence d’un arbuste ou d’un palmier. Ce genre, représenté par Williamsonia, possédait des feuilles ressemblant à celles des cycas et des cycadales actuels. Cependant, contrairement à ces dernières, leur appareil reproducteur était différent. En effet, des feuilles fertiles mâles entouraient une structure centrale contenant des ovules, similaire à la structure d’une fleur chez les Angiospermes. Cette structure était qualifiée de pseudo-fleur et les Bennettitales étaient très communes au Jurassique supérieur, bien qu’elles soient aujourd’hui éteintes.
Au cœur d’un marécage de la future France, il y a environ 140 millions d’années, une biodiversité exotique s’épanouissait. On y trouvait des crocodiles, des tortues, des poissons, des amphibiens variés et des mammifères. De grands troupeaux d’ornithomimosaures, surnommés dinosaures autruches, évoluaient aux côtés des thuriasaures, des dinosaures géants. Inspirée du gisement d’Angeac-Charente en France, cette exposition met en lumière ces dinosaures, notamment le grand thuriasaure, devant l’entrée de la galerie de paléontologie. On peut y découvrir un troupeau d’ornithomimosaures, de petits dinosaures couverts de plumes dont les restes ont été abondants dans ce gisement. Ces plumes servaient à réguler la température et étaient différentes de celles des oiseaux. Ces dinosaures avaient une taille maximale de 2 mètres au garrot et l’exposition les présente à l’échelle, avec des représentations de toutes tailles et de tous sexes.
L’exposition « Jurassique en voie d’illumination » au Jardin des Plantes de Paris se déroule du 20 novembre au 19 janvier 2025. Elle met en lumière ces créatures fascinantes du passé et est ouverte tous les soirs de 18h à 22h, y compris pendant les jours fériés. Une occasion unique de voyager dans le temps et de découvrir ces étonnants habitants du passé. Le changement climatique est un sujet de préoccupation majeur dans le monde entier. Les scientifiques s’accordent à dire que les activités humaines sont en grande partie responsables de cette évolution. En effet, les émissions de gaz à effet de serre provenant de la combustion des énergies fossiles ont un impact significatif sur le climat de la planète.
Les conséquences du changement climatique sont nombreuses et variées. On observe une augmentation des températures moyennes, des phénomènes météorologiques extrêmes tels que les tempêtes, les inondations ou les sécheresses, ainsi qu’une fonte accélérée des glaciers et des calottes glaciaires. Ces changements ont des répercussions sur la biodiversité, l’agriculture, la disponibilité en eau potable et la santé des populations.
Face à cette situation, de nombreuses initiatives ont été mises en place pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et atténuer les effets du changement climatique. Les accords internationaux tels que l’Accord de Paris visent à réduire les émissions et à favoriser la transition vers des énergies renouvelables. De nombreuses entreprises et collectivités adoptent également des pratiques plus respectueuses de l’environnement, telles que le recyclage, la réduction de la consommation d’énergie et la promotion des transports en commun.
Il est essentiel que chacun prenne conscience de l’urgence de la situation et s’engage à agir pour préserver notre planète. Chacun peut contribuer à sa manière, que ce soit en adoptant des gestes éco-responsables au quotidien, en soutenant des initiatives environnementales ou en faisant pression sur les décideurs politiques pour qu’ils prennent des mesures concrètes en faveur de l’environnement. La lutte contre le changement climatique est l’affaire de tous, et il est temps d’agir ensemble pour protéger notre planète et les générations futures.




