Cinq millions de trottinettes électriques vendues en France depuis 2016, 79 utilisateurs décédés en 2025 selon le bilan de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière : cet engin du quotidien mérite qu’on s’y attarde avant de passer en caisse. Entre réglementation durcie, obligation d’assurance et marché qui affiche un prix moyen de 402 euros, il y a quelques points à maîtriser avant de rouler.
Bien choisir son engin : prix, équipements et homologation
En 2025, 78 % des trottinettes électriques vendues en France coûtent moins de 500 euros. Une bonne nouvelle pour le budget, mais qui invite à rester attentif à la qualité. Les modèles importés via des plateformes étrangères, qui représentent désormais 28 % des ventes en volume, ne respectent pas toujours les normes françaises ou européennes. Avant l’achat, il vaut mieux vérifier que l’engin est équipé d’un avertisseur sonore, de dispositifs réfléchissants, et de feux avant et arrière : ce sont des obligations légales, pas des options. Les constructeurs intègrent aujourd’hui des clignotants, des suspensions améliorées et des applications connectées même sur des modèles accessibles, ce qui facilite la recherche. Côté accidentalité, les chiffres rappellent que le choix de l’engin n’est pas anodin : les accidents graves ont augmenté de 18 % en 2025, et plus d’un sinistre sur deux concerne le conducteur lui-même, sans carrosserie ni ceinture pour amortir l’impact.
Ce que dit la loi en 2026
La réglementation s’est durcie ces dernières années. La vitesse est plafonnée à 25 km/h sur la voie publique, et rouler sur un modèle débridé expose à une amende de 135 euros, voire 1 500 euros en cas de dépassement constaté. L’âge minimum est fixé à 14 ans depuis le 1er septembre 2023. Circuler sur les trottoirs reste interdit sauf autorisation communale expresse. Une proposition de loi déposée en juin 2026 à l’Assemblée nationale vise par ailleurs à rendre le port du casque obligatoire partout en France, sans que ce texte soit encore adopté à ce jour. Autant de règles qui s’accompagnent d’une obligation que beaucoup ignorent encore : souscrire une assurance.
L’assurance, une étape non négociable
Une trottinette électrique est légalement un véhicule terrestre à moteur. L’article L211-1 du Code des assurances impose donc une responsabilité civile dès le premier trajet sur la voie publique. Le défaut d’assurance trottinette électrique peut se traduire par une amende pouvant atteindre 3 750 euros, une suspension de permis et la confiscation de l’engin. L’assurance multirisque habitation ne couvre pas ce type de véhicule : un contrat distinct est indispensable. En 2026, les tarifs s’échelonnent de 60 euros par an pour une responsabilité civile seule à 360 euros pour une formule tous risques incluant vol, dommages et garantie conducteur. Pour un engin à moins de 400 euros, la formule au tiers reste souvent cohérente ; au-delà de 600 euros, une couverture plus étendue se justifie. Relever la franchise de 80 à 150 euros permet généralement d’alléger la prime de 15 à 20 %. Après un an de contrat, la résiliation est possible à tout moment sans frais, conformément à la loi Hamon.
Acheter une trottinette électrique en 2026, c’est donc aussi gérer quelques formalités : vérifier la conformité de l’engin, connaître les règles de circulation et disposer d’un contrat d’assurance valide, attestation à portée de main. Des démarches simples qui changent tout en cas d’accident.




