Plaintes déposées en Algérie contre Kamel Daoud et son épouse pour une affaire de plagiat

Kamel Daoud, écrivain récompensé par le Prix Goncourt en 2024, est au centre de deux plaintes déposées en Algérie. Il est accusé d’avoir utilisé l’histoire d’une patiente de son épouse psychiatre pour son roman « Houris », sans avoir obtenu l’autorisation nécessaire.

Les plaignants affirment que Kamel Daoud a copié des éléments de la vie de la patiente de son épouse, sans aucun consentement. Cette affaire de plagiat soulève des questions éthiques et juridiques autour du respect du droit d’auteur et de la vie privée.

L’écrivain et son épouse sont désormais au centre d’une polémique qui pourrait avoir des conséquences sur leur réputation et leur carrière. Il reste à voir comment cette affaire sera traitée par les autorités judiciaires en Algérie et quelles seront les suites données à ces plaintes.

L'écrivain Kamel Daoud et son épouse objets de deux plaintes déposées en Algérie
          Le lauréat du Prix Goncourt 2024 est accusé d'avoir emprunté pour son roman "Houris" l'histoire d'une patiente de son épouse psychiatre, sans en demander l'autorisation.

Le lauréat du Prix Goncourt de 2024 fait face à des accusations concernant le contenu de son roman « Houris ». En effet, il est soupçonné d’avoir puisé dans l’histoire d’une patiente de sa femme, qui est psychiatre, sans avoir obtenu la permission de cette dernière.

Deux plaintes ont été déposées en Algérie contre l’écrivain franco-algérien Kamel Daoud et son épouse, une psychiatre, les accusant d’avoir utilisé l’histoire d’une patiente pour écrire le roman « Houris », qui a récemment remporté le Prix Goncourt 2024. L’avocate des plaignants a confirmé avoir saisi le tribunal d’Oran, lieu de résidence du couple en Algérie.

Les accusations portent sur la violation du secret médical, la diffamation des victimes du terrorisme et la violation de la loi sur la réconciliation nationale interdisant toute publication sur la période de la guerre civile entre 1992 et 2002. La première plainte a été déposée au nom de l’Organisation nationale des victimes du terrorisme et la seconde au nom de la victime elle-même. Ces plaintes ont été déposées quelques jours après la parution du livre, bien avant l’attribution du Prix Goncourt.

La plaignante, Saâda Arbane, survivante d’un massacre pendant la guerre civile des années 1990 en Algérie, a déclaré que l’écrivain avait utilisé son histoire sans son autorisation. Son avocate affirme que l’épouse de Kamel Daoud, qui est psychiatre, aurait transmis le dossier médical de sa patiente à son mari pour l’écriture du roman.

L’éditeur français Gallimard a pris la défense de l’écrivain, affirmant que le roman « Houris » est une œuvre de fiction inspirée de faits tragiques survenus en Algérie, mais que les personnages et l’intrigue sont purement fictifs. Kamel Daoud n’a pas répondu aux accusations directement, mais son éditeur a dénoncé les campagnes diffamatoires orchestrées par certains médias depuis la publication du roman.

« Houris » raconte l’histoire d’une jeune femme ayant perdu l’usage de la parole lors d’un massacre pendant la guerre civile en Algérie en 1999. Le roman se déroule à Oran et évoque une période sombre de l’histoire du pays, avec un bilan de 200 000 morts selon les chiffres officiels.

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