Le lundi dernier, l’écrivain Kamel Daoud a été honoré par le prestigieux prix Goncourt pour son roman intitulé « Houris ». C’est une reconnaissance bien méritée pour cet auteur talentueux, qui a su captiver les lecteurs avec son oeuvre littéraire. Ce prix prestigieux vient couronner des années de travail acharné et de passion pour l’écriture. Kamel Daoud a su conquérir le jury par la qualité de son écriture et la profondeur de ses personnages. Ce prix Goncourt vient donc récompenser un talent indéniable et une contribution majeure à la littérature contemporaine.
« Une reconnaissance qui donne du sens »
L’écrivain Kamel Daoud exprime sa joie et son émotion après avoir remporté le prestigieux prix littéraire Goncourt pour son roman intitulé « Houris ». Sur France Inter, il confie que cette récompense lui donne du sens et une reconnaissance pour son travail. Il tient à rendre hommage à ses parents, en particulier à sa mère qui n’a jamais été scolarisée et qui a toujours rêvé de succès pour lui. Daoud insiste sur les sacrifices faits par ses parents pour lui offrir une meilleure vie, comme le fait que son père laissait parfois de la nourriture pour qu’il puisse manger.
« Le français comme une langue intime »
Kamel Daoud explique son choix d’écrire en français plutôt qu’en arabe en raison de la relation intime qu’il entretient avec cette langue. Il raconte que le français était pour lui un refuge, un endroit où il pouvait s’évader et vivre des aventures imaginaires. Malgré l’interdiction de son livre en Algérie en raison de son contenu sur la guerre civile, Daoud constate que son œuvre circule malgré tout, mais de manière clandestine. Il ironise sur le fait que cette interdiction a en réalité contribué à la diffusion rapide de son livre, le comparant à une pomme biblique. Il soulève également l’importance des livres disponibles pour les lecteurs algériens, mettant en garde contre des ouvrages qui pourraient restreindre les droits des femmes.




