Gallimard dénonce campagnes diffamatoires contre Kamel Daoud

L'éditeur Gallimard dénonce des campagnes diffamatoires contre Kamel Daoud, prix Goncourt 2024 pour "Houris"
          Selon les médias algériens, une survivante à un massacre lors de la décennie noire qui a été suivie médicalement par la femme de Kamel Daoud, dit s'être reconnue dans le personnage principal du roman "Houris".

D’après les informations relayées par les médias algériens, une femme ayant miraculeusement survécu à un massacre durant la période sombre de l’histoire de l’Algérie a été prise en charge sur le plan médical par l’épouse de Kamel Daoud. Cette dernière affirme s’être identifiée au personnage principal du roman « Houris ».

Le président des éditions Gallimard défend Kamel Daoud

Antoine Gallimard, le président des éditions Gallimard, a pris la parole pour défendre l’écrivain franco-algérien Kamel Daoud, lauréat du Goncourt 2024 pour son roman « Houris ». Ce dernier est attaqué pour avoir prétendument exploité l’histoire et les traumatismes d’une victime de la guerre civile en Algérie. Cependant, selon Antoine Gallimard, l’intrigue, les personnages et l’héroïne de « Houris » sont purement fictionnels, même si le roman s’inspire de faits tragiques survenus durant la guerre civile des années 1990 en Algérie.

Depuis la publication de son roman, Kamel Daoud fait face à des campagnes diffamatoires menées par des médias proches du régime algérien. Cette situation a conduit à l’interdiction de présenter les ouvrages de l’auteur lors du salon international du livre d’Alger, qui s’est achevé le 16 novembre.

Interdiction de participer au salon du livre d’Alger

Les éditions Gallimard ont été notifiées de leur interdiction de participer au salon du livre d’Alger en octobre dernier, lorsque « Houris » était déjà pressenti comme l’un des grands favoris pour le Goncourt. Le roman de Kamel Daoud, qui traite des violences de la « décennie noire » en Algérie, a remporté le prestigieux prix le 4 novembre 2024. Cependant, en raison de la législation algérienne interdisant tout ouvrage sur cette période sanglante ayant causé la mort de milliers de personnes, le livre n’a pas pu être publié en Algérie.

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Antoine Gallimard dénonce également les répercussions de cette interdiction sur la femme de Kamel Daoud, une psychiatre qui n’a pas participé à l’écriture de « Houris », mais qui subit des atteintes à son intégrité professionnelle.

Une femme se reconnaît dans le personnage principal du roman

Des médias algériens ont relayé le témoignage de Saâda Arbane, une survivante d’un massacre durant la « décennie noire », qui affirme s’être reconnue dans le personnage principal d’ « Houris ». Ce roman sombre se déroule en partie à Oran et raconte l’histoire d’Aube, une jeune femme devenue muette après avoir été attaquée par un islamiste le 31 décembre 1999.

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