En 2014, le groupe LVMH a mis en place un programme novateur de formation en alternance dans le secteur du luxe. Ce programme a été conçu dans le but de préserver et garantir la transmission des savoir-faire spécifiques à l’industrie du luxe. Il propose pas moins de 280 métiers différents au sein des 75 maisons de luxe appartenant au groupe, mobilisant ainsi un impressionnant vivier de talents composé de 100 000 individus. Cette initiative vise à assurer la pérennité des compétences et des expertises uniques dans le domaine du luxe, tout en offrant des opportunités de formation et de développement professionnel aux futurs artisans et professionnels du secteur.
Les Métiers d’excellence célèbrent leurs 10 ans avec l’ouverture de la Maison des Métiers d’Excellence
Le 10 octobre 2024, les Métiers d’excellence ont fêté leurs 10 ans lors d’une soirée à Paris, précédée d’annonces sur la construction de la Maison des Métiers d’Excellence à Paris, dont l’ouverture est prévue en 2026.
Cet anniversaire a permis au groupe de rappeler l’importance de la transmission des savoir-faire, illustrée par le programme « virtuoses ». Etienne Giannesini-Bizot, chef de projet scénographe à la Samaritaine, a été nommé virtuose 2024. Retour sur son parcours et son immersion dans un univers professionnel passionnant.
Immersion dans le parcours d’un virtuose
Lors de la célébration des 10 ans des Métiers d’Excellence le 10 octobre 2024, Etienne Giannesini-Bizot a été désigné virtuose, intégrant ainsi la quatrième promotion de ce programme. En tant que virtuose, il sera impliqué dans divers événements de LVMH liés aux métiers d’excellence, tels que la tournée You & Me à travers la France. Le virtuose agit en tant que parrain, ambassadeur, conférencier et représentant de son métier au sein du groupe.
Après des études en design d’objet et un master d’arts appliqués en mode et environnement, Etienne a choisi un master en partenariat avec l’Institut des Métiers d’Excellence. Cette formation, offrant un éventail de métiers de la création au sein des maisons LVMH, lui a permis de développer ses compétences et de choisir le domaine qui l’intéressait le plus.
Un parcours professionnel enrichissant
Après son alternance au Bon Marché, Etienne a rejoint la Samaritaine en tant que scénographe, où il crée des vitrines, des scénographies et des espaces de vente temporaires. Son rôle consiste à assurer la cohésion créative des événements, travaillant en collaboration avec différents pôles pour intégrer artistes et marques dans les projets.
Concrètement, Etienne gère la partie créative des événements à la Samaritaine, collaborant avec des équipes dédiées pour assurer la réussite des projets. Son travail implique parfois des collaborations avec des artistes, comme lors de l’événement « Paris à poils » en 2023, où il a conçu des vitrines en écho à une installation artistique à l’intérieur du magasin.
Ainsi, le parcours d’Etienne Giannesini-Bizot illustre la richesse et la diversité des opportunités offertes par les Métiers d’Excellence et la Maison des Métiers d’Excellence, témoignant de l’engagement de LVMH envers la transmission des savoir-faire et l’innovation dans le domaine de la création. L’exposition « Paris à poils » à la Samaritaine, qui a eu lieu en 2023, a marqué les esprits, tout comme le Noël 2023 sur le thème du chocolatier Willy Wonka. Les vitrines de Noël sont toujours très discutées et appréciées. L’événement « Paris en mode arty », avec l’artiste Marion Flament pour les vitrines Rivoli, a également été un succès. Travaillant à l’intérieur du magasin, j’ai pu utiliser diverses matières et couleurs pour créer une ambiance unique. L’avantage d’un grand magasin est que les décors changent tous les deux mois, offrant ainsi de nouvelles histoires à raconter.
Le prochain projet que le public pourra découvrir est celui de Noël 2024. Je suis très enthousiaste car je collabore avec six jeunes artistes émergents français, tels que Juliette Berthonneau, Florian Sicard, Pauline d’Andigné, Manon Daviet, Michel Jocaille et Lucas Tortolano. Chacun se voit attribuer une vitrine de la rue de Rivoli pour y intégrer son œuvre, en collaboration avec mes décors. Le projet « Jardin d’hiver » met en avant la matière textile, avec une thématique végétale. Chaque plante présente dans les vitrines est une œuvre d’art signée par un artiste, utilisant des matières comme la maille, la fausse fourrure, le cuir ou le rembourrage pour évoquer les vêtements d’hiver.
En tant que chef de projet scénographe, j’ai pris davantage de responsabilités et de maturité dans la conception et la gestion des projets. La restructuration du pôle création il y a un an et demi a apporté de nouvelles dynamiques et a encouragé la créativité. Les contraintes liées au développement durable ont également influencé mon travail, car nous devons désormais penser à la réutilisation des éléments créés pour les événements, tout en préservant l’identité visuelle et artistique des vitrines. Lorsque des décors de films ou de spectacles ne peuvent plus être réutilisés, l’équipe en charge de leur fabrication cherche à les donner à des écoles ou à des organismes. En collaboration avec des ateliers externes, ces décors sont recyclés autant que possible. Cette démarche s’inscrit dans une volonté globale de réduire l’impact environnemental de l’industrie du divertissement.




