Le Mouvement Jeunes communistes de France de la Vienne a pris part à l’action sans savoir que le nom du chef du Hamas, assassiné par Israël, était inscrit sur l’une des plaques.
La préfecture de la Vienne a dénoncé une action menée par les Jeunesses communistes du département, au cours de laquelle des plaques de rue à Poitiers ont été renommées en l’honneur de leaders du Hamas, notamment Ahmed Yassine, le fondateur du mouvement. Le préfet a saisi le procureur de la République pour apologie du terrorisme.
Des affiches arborant les noms de militants palestiniens et de dirigeants du Hamas ont été collées sur les plaques de rue du centre-ville de Poitiers le jeudi 24 octobre, comme l’a rapporté France Bleu Poitou. Cette action a été relayée sur les réseaux sociaux par le Mouvement Jeunes communistes de France de la Vienne, organisation politique de jeunesse proche du PCF.
Selon la préfecture, parmi les noms figurant sur les affiches se trouvaient ceux de leaders du Hamas ainsi que de représentants libanais et palestiniens ayant des liens avec l’organisation terroriste. Le MJCF86 affirme de son côté qu’il n’a jamais soutenu les actions du Hamas et qu’il ignorait qu’Ahmed Yassine était parmi les noms apposés sur les plaques de rue.
Dans un communiqué adressé à France Bleu Poitou, le MJCF a expliqué que cette action visait à remplacer les noms de rues du centre-ville de Poitiers par ceux de résistants palestiniens, en lien avec la manifestation nationale du samedi 26 octobre à Lannemezan (Hautes-Pyrénées) pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, un militant libanais propalestinien emprisonné.




