Riverains du périphérique parisien espèrent une diminution des nuisances à 50 km/h

Périphérique parisien à 50 km/h : pour les riverains qui "vivent avec", l'espoir d'une diminution des nuisances
          La mesure est destinée à améliorer la vie des centaines de milliers d'habitants qui subissent les conséquences dommageables du périphérique : bruit et pollution.

L’objectif de cette initiative est d’apporter un changement positif dans le quotidien de nombreuses personnes impactées par les nuisances sonores et environnementales causées par la circulation intense sur le périphérique. En effet, des centaines de milliers de résidents sont confrontés à des problèmes de santé et de qualité de vie en raison du bruit et de la pollution générés par cette voie de circulation. Cette mesure vise ainsi à offrir un environnement plus sain et agréable à ces habitants, en réduisant les nuisances sonores et en limitant les émissions polluantes liées à la circulation routière.

Limitation de vitesse réduite sur le périphérique parisien

Depuis dix ans, la vitesse sur le boulevard périphérique entourant la capitale était limitée à 70 km/h. Désormais, cette limitation a été abaissée à 50 km/h, dans le but de diminuer les nuisances sonores et la pollution de l’air.

Plus de 500 000 personnes vivent à proximité du périphérique de 35 kilomètres de long, par lequel circulent quotidiennement plus d’un million de véhicules. Mourad, résidant du Pré-Saint-Gervais depuis un quart de siècle, a une vue imprenable sur la capitale depuis le 17e étage de sa tour, située à moins de 100 mètres du périphérique.

« J’ai une grande fenêtre. Des fois, j’aimerais bien ouvrir, mais il y a tellement de bruit, explique Mourad. Pour la pollution, il y a de la poussière partout chez moi. Est-ce qu’il y a une solution ? Ils ont diminué de 90 à 80, de 80 à 70, là à 50. Il n’y a pas de solution ! Tellement il y a des milliers de voitures qui passent par là, le périph’ est avec nous, on vit avec, on n’a pas le choix, on s’adapte ».

Au sud, Alexandre habite depuis quarante ans dans un immeuble situé à une cinquantaine de mètres du périphérique, près de la Porte Dorée. Dans les années 1990, il a participé à la construction d’un mur antibruit avec son association de riverains, bien que son efficacité soit remise en question parfois, notamment lors de conditions météorologiques changeantes.

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Présence de sans-abri et de réfugiés

Près de la moitié du périphérique est équipée de murs antibruit pour limiter les nuisances sonores. À quelques pas, Fidèline vit dans un pavillon art déco à la frontière entre Paris et Saint-Mandé. Malgré la proximité du bois de Vincennes, elle s’inquiète de la pollution du périphérique, surtout pour ses enfants.

Autour du périphérique, on trouve également des personnes exclues des statistiques mais qui vivent bel et bien sur le périphérique. À la Porte de la Villette, des tentes abritent des personnes comme Slocki, originaire du Nigéria, ou Andri, un Indonésien installé en France depuis plus de vingt ans. Ces personnes vivent dans des conditions difficiles, isolées mais exposées au bruit et à la pollution.

Patrimoine de la capitale

Le périphérique, bien que souvent décrié, a été aménagé à plusieurs reprises depuis les années 2000. Des initiatives ont été prises pour le rendre plus agréable, avec des jardins, des bassins et des aires de jeux. Pour certains, comme l’architecte et urbaniste Clément Blanchet, le périphérique fait partie du patrimoine de la capitale et ne devrait pas être effacé.

Clément Blanchet souligne l’importance de conserver une identité propre au périphérique, tout en adaptant son usage aux évolutions de la mobilité et de l’urbanisme. Dans les prochains mois, un immeuble de logements situé sur le périphérique, entre Paris et Vanves, verra le jour, symbolisant ainsi le rôle de ce boulevard en tant que trait d’union entre les quartiers de la capitale.

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