Selon François Asselin, les petites et moyennes entreprises (PME) et les très petites entreprises (TPE) seront les plus touchées si les exonérations de charges sociales sont modifiées de la même manière que les aides à l’embauche des apprentis.
La CPME s’oppose aux hausses d’impôts déguisées pour les TPE/PME
La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) a exprimé sa désapprobation le mardi 8 octobre sur franceinfo concernant les hausses d’impôts « déguisées » pour les TPE/PME. Alors que le Premier ministre a annoncé des augmentations temporaires d’impôts pour environ 300 grandes entreprises, François Asselin, président de la CPME, souligne que ce sont les TPE/PME qui seront le plus affectées. En effet, ces petites structures seront impactées par deux mesures gouvernementales : la révision des exonérations de charges sociales et la révision des aides à l’embauche des apprentis.
Selon la CPME, il s’agit d’une tentative subtile d’élargir l’assiette fiscale pour combler les marges budgétaires, au détriment des PME. François Asselin met en garde contre ces mesures, qui pourraient entraîner des destructions d’emplois et des fermetures d’entreprises, en particulier dans des secteurs comme la propreté, les services à la personne et la sécurité, où le taux de main-d’œuvre est élevé. Une réforme des allègements de cotisations employeurs est prévue pour rapporter 5 milliards d’euros à l’État en 2025, dans le cadre d’une recherche de 60 milliards d’euros pour équilibrer le budget.
La CGPME réclame un « plan stratégique » du gouvernement sur la réduction des économies
Le gouvernement envisage la suppression d’un jour de carence pour réduire les coûts des arrêts-maladie. François Asselin rappelle que l’assurance maladie est un bien commun et exprime des doutes sur l’augmentation des arrêts maladie de courte durée. Il préconise trois jours de carence pour tous, indépendamment du statut, ainsi qu’un jour d’ordre public non remboursable.
Le président de la CPME souligne un problème structurel d’absentéisme, avec un taux moyen de 15 jours dans le secteur public, 12 jours dans le secteur privé et seulement 2,5 jours pour les chefs d’entreprise indépendants. Il appelle à une plus grande transparence du gouvernement sur sa feuille de route budgétaire, en demandant un plan stratégique sur la réduction des dépenses. Malgré ces défis, François Asselin se montre optimiste quant aux possibilités de s’en sortir, affirmant que des leviers sont disponibles. Le projet de loi de finances pour 2025 sera présenté en Conseil des ministres jeudi.




