Record de faillites d’entreprises dans l’immobilier: le constat du président de la Fnaim

Nombre record de faillites d'entreprises dans l'immobilier : "On a beaucoup de disparitions de professions indépendantes", reconnaît le président de la Fnaim
          Alors que 2024 a connu un nombre record de défaillances d'entreprises, l'immobilier est le premier secteur concerné.

En 2024, le nombre de défaillances d’entreprises a atteint un niveau sans précédent, et c’est principalement dans le secteur de l’immobilier que ces difficultés se sont concentrées.

Augmentation des défaillances d’entreprises en 2024

En 2024, le nombre de faillites d’entreprises a connu une augmentation significative par rapport à l’année précédente. Selon la Banque de France, les défaillances ont augmenté de près de 17%, ce qui représente environ 68 000 entreprises en France touchées par des difficultés financières, telles que le redressement judiciaire, la liquidation judiciaire ou la procédure de sauvegarde. Le secteur le plus touché par ces faillites est celui de l’immobilier, avec une augmentation de 31% par rapport à 2023.

Impact sur les professions indépendantes

Loïc Cantin, président de la Fnaim, reconnaît que de nombreuses professions indépendantes ont disparu en raison de ces faillites. Les créations d’entreprises les plus fragiles et récentes sont particulièrement touchées par cette crise, même si cela n’implique pas nécessairement une perte d’emplois salariés dans le secteur. Les entreprises qui proposent plusieurs activités, telles que l’administration de biens, la gestion locative et la copropriété, semblent mieux résister à cette crise, car elles diversifient leurs sources de revenus.

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Prévisions pour l’avenir

Les principaux facteurs expliquant cette augmentation des faillites sont la hausse des taux et des coûts de construction post-Covid et post-guerre en Ukraine. Loïc Cantin souligne que tous les chefs d’entreprise prennent des risques économiques et conjoncturels, en exposant leur activité à ces fluctuations. Il estime que cette crise n’est pas la dernière et que d’autres pourraient survenir à l’avenir. Cependant, il reste optimiste quant à une reprise économique en 2025, bien qu’il prévienne que celle-ci sera modérée.

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