Pénurie de main-d’œuvre dans la restauration : Thierry Marx pointe un « problème structurel » lié au coût du travail

Pénurie de main-d'œuvre dans la restauration : Thierry Marx pointe un "problème structurel" lié en partie au "mécanisme du coût du travail"
          Le chef étoilé se défend que les salaires soient trop bas dans le secteur. Il évoque comme raisons à la pénurie de main-d'œuvre, la taxation du travail, la démographie et le logement.

Le chef renommé affirme que les salaires dans le domaine de la restauration sont insuffisants. Il souligne que plusieurs facteurs contribuent à la pénurie de main-d’œuvre, tels que la fiscalité, la démographie et la question du logement.

Thierry Marx : un problème structurel lié au coût du travail

Thierry Marx, chef étoilé et président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), a soulevé un problème structurel lié au mécanisme du coût du travail dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. Selon lui, le secteur est confronté à une pénurie de main-d’œuvre depuis plusieurs années, avec environ 200 000 emplois à pourvoir en France, principalement des postes saisonniers.

Le chef d’entreprise a souligné l’impact de la taxation du travail sur les petites structures, critiquant le faible reste à la fin du mois pour les propriétaires de cafés. Il a également pointé du doigt l’ubérisation du travail, s’inquiétant du besoin des travailleurs de percevoir leur salaire brut pour être indépendants des employeurs.

Le logement, principal frein au recrutement de saisonniers

Thierry Marx a souligné que les difficultés de recrutement dans le secteur ne sont pas uniquement liées aux salaires, qui ont augmenté de 16% après la crise sanitaire. Il a mis en avant les problèmes liés à la démographie en déclin et à la pénurie de logements saisonniers, devenus le principal frein au recrutement des travailleurs temporaires.

À LIRE  Gabriel Attal propose un "senior discount" à moitié prix, critiqué par le président de la CFE-CGCLe Premier ministre a récemment dévoilé une réforme de l'assurance chômage qui prévoit un durcissement des conditions d'accès aux indemnités, une réduction de la durée d'indemnisation et la mise en place d'un "bonus emploi senior". Cette proposition de Gabriel Attal, visant à offrir des réductions aux travailleurs seniors, a été vivement critiquée par François Hommeril, président de la CFE-CGC. Selon lui, cette mesure risque de pénaliser les seniors en recherche d'emploi et de fragiliser davantage leur situation.

En effet, pendant la période estivale, près de 800 000 postes sont occupés par des saisonniers, mais la disparition de logements disponibles sur le marché a compliqué leur accès. L’essor des plateformes de location comme Airbnb a contribué à cette situation, avec des loyers élevés rendant difficile le logement des travailleurs saisonniers.

Thierry Marx a plaidé pour la construction de logements sociaux pour répondre à ce besoin croissant de logements saisonniers, soulignant que cette problématique concerne non seulement les professionnels de l’hôtellerie-restauration, mais également d’autres secteurs tels que l’agriculture, la pêche et le bâtiment.

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