Le piment, une sensation de plaisir dans nos assiettes : rencontre avec Lee Cheng, fondateur des restaurants Trois fois plus de piment

"Après la douleur, c'est une sensation de plaisir" : le piment s'invite dans nos assiettes
          Les Français sont les troisièmes plus grands consommateurs d’épices en Europe. Et parmi celles-ci, le piment est de plus en plus présent sur nos tables. Rencontre avec Lee Cheng, le fondateur des restaurants Trois fois plus de piment qui, depuis près de vingt ans, proposent une cuisine sichuanaise explosive en plein cœur de Paris.

La France se place au troisième rang des pays européens en termes de consommation d’épices. Parmi celles-ci, le piment gagne en popularité et trouve de plus en plus sa place dans nos assiettes. Lee Cheng, le créateur des restaurants Trois fois plus de piment, nous fait découvrir depuis près de vingt ans une cuisine sichuanaise épicée et savoureuse au cœur de la capitale française, Paris.

Les Français et les épices

Les Français se placent en troisième position parmi les plus grands consommateurs d’épices en Europe, derrière les Allemands et les Belges. Parmi ces épices, le piment gagne de plus en plus en popularité. Dans les supermarchés, on retrouve désormais des nouilles instantanées coréennes Buldak 3X Spicy, aux côtés des chips « Hot & Spicy » et des sauces piquantes de la « fabrique française de sauces Martin ». Même le célèbre pâté Hennaff se décline en version épicée, abandonnant temporairement son habituel emballage bleu pour une couleur rouge éclatante. L’émission à succès « Hot Ones », animée par Kyan Khojandi, où les célébrités testent leur résistance aux piments, a tellement marqué les esprits que McDonald’s a récemment lancé trois de ces sauces sur le marché.

« Les aventures épicées »

Lee Cheng, fondateur des restaurants parisiens Deux fois et Trois fois plus de piment, propose une cuisine explosive de la province chinoise du Sichuan. Ses clients doivent choisir entre 0 et 5 pour la puissance de leurs plats, dans une expérience culinaire unique. Frédéric, un chef d’entreprise de 63 ans, est un habitué des lieux et considère le piment comme un ingrédient aussi essentiel que le sel ou le poivre dans ses plats. Myssan, d’origine vietnamienne, s’entraîne depuis son enfance à manger des piments comme des chips, et teste régulièrement ses limites au restaurant. Tester sa résistance au piment est devenu un véritable défi sur les réseaux sociaux, offrant aux amateurs de sensations fortes une expérience unique.

Une tendance qui comble un vide culinaire

Lee Cheng analyse cet engouement des Français pour le piment comme une réponse à un potentiel manque d’épices dans la gastronomie française. Cependant, cette tendance ne concerne qu’une partie de la cuisine française, car dans les Antilles ou à La Réunion, le piment est depuis longtemps un ingrédient incontournable. L’échelle de Scoville permet de mesurer la puissance des piments, révélant des différences significatives entre les variétés. Par exemple, la moutarde classique atteint 300 unités sur cette échelle, tandis que le piment d’Espelette peine à dépasser les 2000. En comparaison, le piment habanero utilisé dans les départements d’outre-mer peut atteindre jusqu’à 200 000 unités sur cette échelle, offrant une expérience gustative intense et piquante.

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