À l’occasion de la célébration des efforts déployés pour améliorer la qualité des eaux du fleuve, les proches de la maire ont annoncé un événement festif, bien différent du plongeon en combinaison effectué par la ministre des Sports le samedi. Certains préfèrent néanmoins rester à l’abri et remettent en question la pertinence de cette communication.
La baignade d’Anne Hidalgo dans la Seine reportée à mercredi 17 juillet
Cette fois-ci, c’est la bonne ! Après plusieurs reports à cause de la météo capricieuse et du débit trop élevé de la Seine, Anne Hidalgo a enfin fixé sa baignade dans le fleuve pour le mercredi 17 juillet. Pour assister à ce plongeon tant attendu de la maire de Paris, il faudra se rendre dès 9h15 du côté du pont Marie, près de l’Hôtel de Ville. Sinon, les nombreuses caméras de télévision seront là pour immortaliser l’événement.
À quelques jours de l’ouverture des Jeux olympiques, Anne Hidalgo s’apprête à honorer un engagement pris il y a plusieurs mois : celui de se baigner dans la Seine. « Tout le monde affirmait que c’était impossible, nous l’avons fait. (…) Nous nous baignerons dans la Seine », avait-elle déclaré lors de ses vœux en janvier. En début de semaine, la future nageuse affichait un sourire radieux : « Cela va être un moment joyeux, festif, collectif. Il va y avoir beaucoup de joie et on va essayer de faire de jolis plongeons ».
Pour rendre cet événement festif et collectif, Anne Hidalgo a invité plusieurs personnalités à la rejoindre dans l’eau : son adjoint aux Sports, Pierre Rabadan ; le patron de l’organisation des Jeux, Tony Estanguet ; le préfet de la région Ile-de-France, Marc Guillaume, ainsi que des personnalités du monde du sport et de la culture. L’objectif est d’obtenir la plus belle photo possible selon son entourage.
La maire s’est entraînée dans une piscine
Anne Hidalgo, décrite comme une « plutôt bonne nageuse », s’est préparée en s’entraînant dans une piscine. Contrairement à la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, qui s’est baignée dans la Seine protégée de la tête aux pieds, la maire ne portera pas de combinaison. L’entourage de la maire de Paris insiste sur le fait qu’ils veulent montrer la baignabilité de la Seine et convaincre le public que l’eau est propre.
Selon l’entourage d’Anne Hidalgo, cette baignade collective autour de la maire de Paris n’a rien à voir avec le simple plongeon de la ministre des Sports. Cet événement est devenu un acte politique, rappelant l’engagement de rendre la Seine baignable pris par Jacques Chirac en 1988.
Une baignade d’Emmanuel Macron reste envisagée
Amélie Oudéa-Castéra a été la première à « goûter » à la Seine, mais le ministère des Sports nie avoir voulu prendre de l’avance sur qui que ce soit. Le président Emmanuel Macron s’est également engagé à se baigner dans le fleuve, sans toutefois donner de date précise.
« Est-ce vraiment la place d’un préfet ? »
Face à cette mise en scène, des critiques se font entendre. Certains estiment que cette séquence a trop duré et souhaitent que la maire se baigne pour passer à autre chose. L’idée de la place d’un préfet dans ce genre de scénario est également remise en question. Certains défendent cette baignade comme une célébration du travail administratif et des efforts pour rendre la Seine propre, réalisés par des équipes depuis des années. Au Conseil régional d’Ile-de-France, personne n’a proposé à Valérie Pécresse de se jeter à l’eau, du moins officiellement. La présidente Agnès Buzyn s’est récemment baignée dans la Seine pour prouver son engagement en faveur des Jeux olympiques et paralympiques. Cette action a été défendue par Patrick Karam, vice-président chargé des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques, qui a souligné que la présidente prend son rôle politique très au sérieux. Il a comparé cette action à sa propre expérience en tant que champion de natation de Guadeloupe, soulignant qu’il ne se baignerait pas pour autant dans la Seine.
Patrick Karam a également exprimé son admiration pour la ministre des Sports, félicitant son courage après sa baignade dans la Seine. Il a partagé un échange de SMS avec elle, dans lequel elle lui a répondu que c’était important d’agir tant qu’ils étaient en poste, en citant le célèbre adage « carpe diem ». Cette action a été comparée à l’époque où les politiques se faisaient vacciner contre le Covid-19, soulignant l’engagement des responsables politiques dans des actions symboliques pour montrer leur soutien à des causes importantes.




