Boris Igonet, un viticulteur qui pratique l’agriculture biologique, a pris une décision radicale face au constat alarmant de la mort de sa vigne due au réchauffement climatique. Il a opté pour une alternative surprenante en plantant des cactus à la place de ses vignes. Cette démarche originale illustre la prise de conscience des agriculteurs face aux changements climatiques qui ont des conséquences directes sur leurs cultures. En effet, la disparition de la vigne est un signe indéniable que quelque chose a changé dans notre environnement, poussant ainsi les producteurs à explorer de nouvelles solutions pour s’adapter à ces nouvelles conditions.
Innovations face à la mortalité des vignes
Boris Igonet, un viticulteur bio de Cerbère dans les Pyrénées-Orientales, fait face à une augmentation de la mortalité de ses vignes ces dernières années en raison des conditions météorologiques défavorables. En seulement trois ans, il a dû remplacer près de 100% des pieds de vigne initialement plantés. Pour pallier à ce problème, il explore de nouvelles solutions.
Les cactus, une alternative surprenante
Pour faire face à ces défis, Boris Igonet se tourne vers des plantes plus résistantes à la sécheresse, comme les cactus. Il cherche à exploiter des plantes provenant de régions encore plus arides pour en tirer des revenus. Les cactus offrent de multiples avantages, avec leurs fruits comestibles, leurs graines utilisées pour l’huile et leurs raquettes consommables. Tout est utilisable, et même la fibre des cactus peut servir à fabriquer des éponges écologiques biodégradables.
Malgré les obstacles rencontrés, notamment avec la cochenille qui a ravagé l’association Cerbère Cactus, Boris Igonet continue d’explorer de nouvelles cultures plus adaptées à la sécheresse, telles que les caroubiers et les pistachiers. Il cherche des plantes capables de se débrouiller seules, conscient que l’agriculture demande du temps et de la persévérance.



