En s’attaquant à une synagogue, on ne fait pas que viser un lieu de culte, on remet en question les principes fondamentaux de la République. C’est ce qu’a souligné Elie Korchia, président national du Consistoire israélite de France, lors d’une déclaration récente. Il a mis en avant le fait que ces attaques ne sont pas seulement dirigées contre une communauté religieuse spécifique, mais qu’elles portent atteinte aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité qui constituent le socle de notre société. En effet, en ciblant un lieu de culte, c’est toute une communauté qui se sent menacée, mais c’est aussi l’ensemble de la société qui est touchée dans ses valeurs les plus fondamentales. Il est donc primordial de condamner fermement de tels actes, qui sont non seulement une attaque contre une religion en particulier, mais aussi une remise en question de l’unité et de la cohésion de notre pays.
Rassemblement contre l’antisémitisme à Montpellier
Un millier de personnes, dont de nombreux élus et des représentants de différentes religions, se sont réunies à Montpellier (Hérault) le mardi 27 août dans la soirée pour dénoncer l’antisémitisme et exprimer leur soutien à la communauté juive. Cette mobilisation fait suite à l’incendie criminel de la synagogue de La Grande-Motte (Hérault) survenu trois jours auparavant.
La présidente du Conseil représentatif des institutions juives (Crif) du Languedoc-Roussillon, Perla Danan, a déclaré devant la foule : « Votre présence ici est un pied de nez aux prôneurs de haine ». Le président national du Consistoire israélite de France, Elie Korchia, a souligné qu’il était miraculeux qu’aucune victime n’ait été à déplorer, compte tenu de la volonté meurtrière du suspect. Il a ajouté que lorsqu’on attaque une synagogue, c’est en réalité les valeurs de la République que l’on attaque. De son côté, le président des instances nationales du Crif, Yonathan Arfi, a expliqué que ce rassemblement devait être non seulement un geste de fraternité, mais aussi un moment de réaffirmation républicaine.
La présidente de la région Occitanie, Carole Delga, a été huée par une partie de l’audience lorsqu’elle a évoqué le camp d’extermination d’Auschwitz et les conséquences des régimes fascistes et nazis issus des idées d’extrême droite. Le maire socialiste de Montpellier, Michaël Delafosse, a réagi en déclarant que ceux qui choisissent de huer par jeu politique se déshonorent. Il a affirmé : « Mes concitoyens juifs de France, c’est ici votre pays et, dans ce pays, nous vous défendrons. »




