Environ sept employés sur dix ont une perception positive de leur CSE, qui regroupe les représentants du personnel au sein de leur entreprise. Malgré cela, ils ne se précipitent pas pour se porter candidats.
Le souci persiste et ne faiblit pas, comme le montre le nouvel indice du cabinet Syndex, qui a interrogé cet automne 1 303 salariés, 1 878 représentants du personnel et 400 dirigeants et DRH dans des entreprises privées de plus de 50 employés.
Problèmes de recrutement
La plupart des représentants du personnel ont du mal à recruter de nouveaux candidats lors des élections du CSE, dont la principale mission est de défendre l’emploi et les conditions de travail des employés. 59% rencontrent des difficultés de manière systématique, tandis qu’un tiers affirme que cela leur arrive de temps en temps. Ces problèmes de recrutement restent stables depuis deux ans, malgré l’intérêt croissant des salariés pour l’action syndicale et l’augmentation des adhésions lors de la réforme des retraites. Ils sont en partie liés à la réforme des instances représentatives du personnel.
Avant 2018, il existait trois instances : le comité d’entreprise, les délégués du personnel et le CHSCT, spécialisé dans l’hygiène, la sécurité et les conditions de travail. Ces trois instances ont été regroupées pour former le CSE, le Conseil social et économique. Cependant, six ans plus tard, les représentants du personnel n’ont pas encore totalement assimilé cette réforme, même si la situation tend à se normaliser. « Ils sont moins nombreux, disposent de moins de moyens, de moins d’heures de délégation, ont de nombreux sujets à traiter et regrettent d’être moins présents sur le terrain », explique Claire Morel, co-directrice du cabinet Syndex.
Une surcharge de travail
Au final, le rôle des représentants du personnel est perçu comme un travail à part entière, avec une surcharge de travail et un investissement qui empiète sur leur vie personnelle. Ils manquent également de temps pour se former, notamment sur leur nouvelle mission environnementale. Depuis 2021, l’employeur doit présenter au CSE les conséquences environnementales des projets qu’il prévoit de mettre en place. C’est une obligation, cependant moins de 2 représentants du personnel sur 10 ont été formés à cette nouvelle mission. Ce chiffre n’a pas évolué depuis 2023.
Selon le cabinet Syndex, certains représentants du personnel interrogés aimeraient voir émerger un syndicalisme similaire à celui pratiqué dans les pays du nord de l’Europe. Dans ces pays, les salariés doivent adhérer pour bénéficier des accords signés par leur syndicat.




