Référendum sur l’accueil de l’Eurovision 2025 à Bâle en Suisse : projet en cours ?

Un référendum sur l'accueil de l'Eurovision à Bâle en Suisse, en 2025, va-t-il être organisé ?
          La prochaine édition du concours de l'Eurovision se déroulera en Suisse, comme le veut la tradition, après la victoire de Nemo le 11 mai à Malmö en Suède avec sa chanson "The Code".

La prochaine édition du concours de l’Eurovision aura lieu en Suisse, conformément à la tradition, suite à la victoire de Nemo le 11 mai à Malmö, en Suède, avec sa chanson « The Code ». Cette compétition musicale internationale, qui rassemble des participants de différents pays européens, est un événement très attendu par les passionnés de musique et de spectacle. La victoire de Nemo a été saluée par ses fans du monde entier, qui attendent avec impatience de découvrir les nouveaux talents qui se produiront sur la scène de l’Eurovision l’année prochaine.

Un référendum sur l’accueil de l’Eurovision 2025 à Bâle-Ville ?

Le canton de Bâle-Ville, situé dans le nord de la Suisse, pourrait être amené à organiser un référendum en novembre concernant l’accueil de l’Eurovision 2025. En effet, des opposants ont réussi à récolter suffisamment de signatures pour appuyer leur demande, présentée le samedi 26 octobre.

La 68e édition du concours de l’Eurovision a été remportée par l’artiste suisse Nemo, le 11 mai à Malmö, en Suède. Cette victoire a permis à la Suisse d’obtenir le droit d’organiser en mai 2025 le plus grand concours de chanson au monde.

« Un événement de propagande »

Bâle, grande métropole rhénane de Suisse, a été choisie le 30 août pour accueillir l’édition 2025 du Concours Eurovision de la Chanson. Préférée à Genève, cette décision a suscité des réactions, notamment de la part de l’Union démocratique fédérale (UDF), un petit parti défendant des « valeurs chrétiennes intemporelles ». Dès la fin août, l’UDF avait exprimé son intention de lancer un référendum contre les crédits alloués par Bâle pour l’événement.

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Le financement du concours provient des contributions des sociétés membres de l’Union européenne de radio-télévision, les organisateurs devant participer aux frais, s’élevant à environ 37,5 millions de francs suisses.

Qualifié d’ultra-conservateur par la presse suisse, l’UDF critique l’Eurovision en le qualifiant d' »événement de propagande », notamment envers la communauté LGBT+ et en l’accusant de rendre l’antisémitisme « acceptable ». Le parti a présenté à l’Hôtel de ville de Bâle plus de 4 200 signatures en faveur d’un référendum, dépassant largement le nombre requis. Le gouvernement régional devra vérifier l’authenticité de ces signatures, mais il semble probable que la question soit soumise au vote le 24 novembre, jour des élections. Le président de l’UDF, Daniel Frischknecht, estime que le canton pourrait utiliser ses fonds de manière plus judicieuse. Le parti précise qu’il n’a rien contre la musique ni contre l’orientation sexuelle des participants, mais qu’il conteste l’idéologie politique véhiculée par l’Eurovision.

Malgré les critiques de l’UDF, le budget pour l’accueil de l’Eurovision a été largement approuvé par le parlement cantonal en septembre, même la droite radicale UDC ayant soutenu la décision. La Suisse a déjà accueilli l’Eurovision en 1956 à Lugano et en 1989 à Lausanne, après la victoire de Céline Dion l’année précédente.

En 2024, les demi-finales et la finale de l’Eurovision ont été suivies en direct par 163 millions de personnes, selon les organisateurs.

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