En Suisse, récemment, plusieurs foyers ont été repérés, notamment à Bâle, à proximité de la frontière française. Pour lutter contre cette infestation, des pièges ont été mis en place dans le Haut-Rhin afin de pouvoir attraper ces nuisibles.
Attention au scarabée japonais dans l’est de la France
Dans l’est de la France, les autorités mettent en garde contre le Popillia Japonica, un scarabée japonais détecté en Suisse, notamment à Bâle, à la frontière, en juin dernier. Cet insecte, originaire du Japon, ne représente pas de danger pour la santé humaine, mais peut causer d’importants dégâts dans les cultures. C’est pourquoi il est étroitement surveillé. Des pièges ont été installés dans le Haut-Rhin à la frontière franco-suisse, mais pour l’instant aucun spécimen n’a été capturé.
Une surveillance accrue contre le scarabée japonais
Depuis le mois de juin, Stéphanie Frey, inspectrice du réseau Fredon spécialisée dans les espèces nuisibles, traque le scarabée japonais à Saint-Louis, près de Bâle. Elle relève des pièges chaque semaine pour surveiller la présence de cet insecte. Une trentaine de dispositifs similaires ont été installés dans la zone tampon autour de Bâle, où le foyer a été signalé. Les femelles du scarabée japonais pondent leurs œufs dans des endroits bien entretenus comme les terrains de sport, ce qui peut causer des dommages aux cultures.
Des mesures de lutte sur le long terme
Les scarabées japonais peuvent parcourir de longues distances grâce à leurs ailes ou en se cachant dans des véhicules. Il est donc important de savoir les reconnaître. Ces insectes peuvent causer des dégâts importants sur des cultures telles que le maïs, le gazon, les tilleuls, les haricots ou la vigne. Les Italiens ont déjà fait l’expérience de ces nuisances depuis 2014. La surveillance et les mesures de lutte contre le scarabée japonais resteront en place pendant au moins trois ans, avec des pièges qui seront relevés jusqu’à fin septembre.
Si vous pensez avoir aperçu un scarabée japonais, il est recommandé de le signaler en envoyant des photos à l’adresse suivante : sral.draaf-grand-est@agriculture.gouv.fr, en indiquant « Signalement Popillia » dans l’objet de l’email.




