Alexandra, une résidente qui loue une maison le long du tracé prévu pour la nouvelle autoroute reliant Toulouse à Castres, offre son hospitalité aux activistes opposés au projet A69. Elle témoigne de violences perpétrées par des partisans de la construction de l’autoroute.
Une locataire victime de tentatives d’incendie sur le tracé de l’autoroute A69
Une locataire résidant dans une propriété située le long du tracé de l’autoroute A69, au Verger à Verfeil en Haute-Garonne, a été la cible de deux tentatives d’incendie en l’espace de huit jours. Ces événements ont été rapportés par France Bleu Occitanie le lundi 2 septembre. La première attaque a visé son jardin le lundi 26 août, tandis que la seconde a touché sa voiture et son portail le dimanche suivant. Cette mère d’un garçon de quatre ans a décidé de porter plainte.
La maison en question se trouve sur le tracé prévu pour la future autoroute entre Toulouse et Castres. Bien que n’ayant pas encore été expropriée, la locataire ainsi que sa famille refusent de quitter les lieux. Depuis le 26 août, date à laquelle plusieurs départs de feu ont été constatés dans son jardin, ils affirment être victimes de tentatives d’incendie criminel. Le dimanche suivant, c’est le portail et la voiture qui ont été cette fois-ci visés.
Des individus « pro-autoroute » en cause
Au réveil, Alexandra a découvert des individus vêtus de noir et cagoulés près de sa voiture. Ces derniers ont jeté un cocktail Molotov avant de prendre la fuite. Plus tard, près du portail, ils ont de nouveau mis le feu et aspergé de gaz lacrymogène sur ceux qui les poursuivaient. Selon la locataire, ces individus sont des partisans de l’autoroute et en veulent aux militants anti-A69 qui veillent dans le jardin. Elle affirme également avoir découvert une poche remplie de bidons d’essence et un cocktail Molotov près de sa gazinière.
Une agression condamnée par le collectif La Voie est libre
Le collectif La Voie est libre, opposé au projet A69, s’est indigné de cette agression envers Alexandra et son fils. Une cagnotte en ligne a été ouverte pour les soutenir. Lors de l’incident, un membre de la famille a été aspergé d’essence, mais heureusement, personne n’a été gravement blessé.
Malgré cette situation jugée dramatique, la locataire refuse pour l’instant de quitter la maison. Son bail court jusqu’en novembre 2025 et elle a reçu deux offres de relogement, dont un appartement HLM. Elle dispose de deux mois pour accepter ou refuser ces offres avant une éventuelle expropriation.




