Le gouvernement a déclaré son intention d’augmenter la durée de la période de carence des arrêts maladies dans la fonction publique et de plafonner leur rémunération à 90% au lieu de 100% comme c’est le cas actuellement.
Les enjeux de l’économie du gouvernement français
Le gouvernement de Michel Barnier a des objectifs d’économie à atteindre, et la fonction publique est l’un des secteurs sur lesquels des efforts sont demandés. En effet, 1,2 milliard d’euros d’économies sont attendus de la part des fonctionnaires, notamment avec l’augmentation des jours de carence, c’est-à-dire des jours d’arrêt de travail non rémunéré.
Pour certains, comme Céline Hervieu, députée PS de Paris, cette mesure est inquiétante. Selon elle, les fonctionnaires sont déjà en difficulté à cause de la baisse des dépenses publiques annoncée. Il ne s’agit pas, selon elle, de réduire systématiquement les droits sociaux et les acquis construits au fil des années. Pour elle, la véritable question réside dans les conditions de travail, les arrêts maladie étant un indicateur de la qualité de vie au travail.
Le débat autour du service public
Gaëtan Dussausaye, député RN des Vosges, soulève quant à lui le débat autour de l’absentéisme au sein de la fonction publique. Selon lui, en dix ans, le nombre de jours d’absence a augmenté de 80 %, ce qui pose problème. Il estime que le service public doit être défendu en France et ne doit pas être utilisé comme variable d’ajustement pour les défaillances budgétaires du gouvernement. Il critique notamment la proposition de supprimer 4 000 postes d’enseignants.
Le débat entre les différents acteurs politiques sur ce sujet est à suivre dans la vidéo ci-dessus.




