Selon le groupe minier français, il y a actuellement de grandes incertitudes en raison du manque de développement des usines de batteries et de leurs composants en Europe.
Le groupe minier français Eramet a pris la décision de suspendre son projet d’usine hydrométallurgique de recyclage de batteries pour véhicules électriques dans le nord de la France en raison de l’absence d’un modèle économique solide en Europe.
Selon Eramet, le manque de développement des usines de batteries et de leurs composants en Europe entraîne des incertitudes concernant l’approvisionnement en matières premières de l’usine et la commercialisation des sels métalliques issus du recyclage.
La PDG du groupe, Christel Bories, a souligné l’importance du recyclage des batteries en fin de vie dans l’économie circulaire des métaux critiques en Europe, mais a également reconnu les difficultés rencontrées par la chaîne de valeur des batteries électriques dans la région.
Le projet d’usine d’Eramet reposait sur l’utilisation des chutes de production des nouvelles usines de batteries en construction dans le nord de la France, telles que NorthVolt ou ACC. Cependant, les retards et les problèmes rencontrés par ces entreprises ont compromis l’approvisionnement en matières premières nécessaire au projet.
La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a assuré que malgré cette pause, l’entreprise ne renonce pas à son projet de recyclage de batteries et qu’elle cherche des solutions pour le relancer dans le futur.




