Frank Delvau se montre très négatif en affirmant que la saison estivale ne sera pas favorable.
La situation des réservations dans les hôtels parisiens pour les Jeux olympiques
Les réservations dans les hôtels pour le mois de juillet et pour les Jeux olympiques à Paris, « c’est comme la météo, ce n’est pas top et on attend le retour du soleil », résume Frank Delvau, président de l’Umih Paris-Ile-de-France, invité de France Bleu Paris mercredi 10 juillet.
L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) représente les professionnels indépendants de l’hôtellerie, de la restauration, des bars, des cafés, des brasseries, du monde de la nuit et des professions saisonnières. Avec les Jeux olympiques qui débuteront le 26 juillet, 11 millions de touristes sont attendus dans la capitale et 3,8 millions ensuite pour les paralympiques, selon l’office du tourisme de Paris. Mais Frank Delvau estime que « l’été ne sera pas bon ».
La situation actuelle à Paris : entre taux de remplissage bas et désertion des touristes
Le taux de remplissage des hôtels est, selon lui, de 60%, au lieu de 80% pour un mois de juillet normal. « C’est très mauvais pour un mois de juillet. Et puis dans la restauration, c’est pareil, on est entre moins 20, moins 30 % parce qu’en plus la météo n’est pas là. Les terrasses, ça ne fonctionne pas », déplore Franck Delvau.
Ce qui pose problème actuellement, c’est la désertion des touristes pour la capitale. Il y a un problème de circulation, avec ces barrières qui sont horribles et donnent une impression de désolation. 44 000 barrières sont déployées dans tout Paris pour sécuriser les événements olympiques, mais cela a un impact négatif sur le tourisme.
Les difficultés liées au télétravail et aux tarifs hôteliers
Le président de l’Umih Paris-IDF pointe également du doigt le télétravail : « Pour nous, c’est catastrophique. Beaucoup d’entreprises depuis cette semaine, et ce sera encore pire à partir du 18 juillet, se sont mises en télétravail et beaucoup d’entreprises aussi ne font plus de séminaires, plus de réunions sur Paris. C’est de la visio, il n’y a plus d’événements aujourd’hui sur Paris, il n’y a plus de salons parce que tout le monde se dit que Paris, c’est incirculable, on ne peut pas y arriver, trop compliqué et donc on en pâtit fortement ».
Certains hôtels avaient augmenté leurs tarifs à l’approche des JO, mais selon Frank Delvau, « aujourd’hui, vous pouvez trouver une chambre d’hôtel à un prix tout à fait correct ».
« Le prix moyen d’une chambre d’hôtel aujourd’hui à Paris est moins cher qu’une location meublée touristique de courte durée », assure Frank Delvau. Le prix moyen d’une chambre d’hôtel, allant d’un hôtel zéro étoile à un palace, est aujourd’hui aux environs d’un peu moins de 400 euros, annonce Franck Delvau.
En conclusion, l’été « ne sera pas bon », affirme-t-il, mettant en avant d’autres problèmes comme le prêt garanti par l’État, les charges sociales et la facture énergétique. La situation est préoccupante, avec une augmentation des faillites dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration.




