Opposition de 600 parlementaires français à l’accord commercial UE-Mercosur: risques sanitaires et concurrence injuste

Plus de 600 parlementaires français affirment dans une tribune leur opposition à l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur
          Le projet de traité entend supprimer la majorité des droits de douane entre les deux zones. Mais les signataires du texte paru dans "Le Monde" craignent "un risque sanitaire" pour les consommateurs et "une concurrence déloyale" pour les agriculteurs.

Le projet de traité vise à éliminer la plupart des droits de douane entre les deux régions. Cependant, les personnes qui ont signé le texte publié dans le journal « Le Monde » expriment leur inquiétude quant à un potentiel risque pour la santé des consommateurs et une concurrence déloyale pour les agriculteurs.

Appel de parlementaires français à Ursula von der Leyen contre l’accord UE-Mercosur

Plus de 600 parlementaires français, de différents horizons politiques, ont exprimé leur opposition au projet de traité UE-Mercosur dans une tribune publiée dans Le Monde. Ce traité, en discussion depuis 1999, vise à supprimer la plupart des droits de douane entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay et Bolivie), créant ainsi un marché de plus de 700 millions de consommateurs. Il permettrait aux pays sud-américains d’exporter vers l’Europe de la viande, du sucre, du riz, du miel, du soja, tandis que l’UE pourrait exporter ses voitures, machines, et produits pharmaceutiques. Cet accord est souvent surnommé l’accord « viande contre voitures ».

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« Un risque sanitaire sérieux » pour les consommateurs

Les parlementaires français, allant du PCF aux sénateurs LR en passant par le PS, les écologistes, Renaissance, Liot, MoDem, Horizons, et l’UDI, ont exprimé leur désaccord avec le projet. Ils soulignent que la France a posé trois conditions à la signature de l’accord : éviter l’augmentation de la déforestation importée dans l’UE, garantir la conformité avec l’accord de Paris sur le climat, et mettre en place des mesures sanitaires et environnementales équivalentes. Selon eux, ces conditions ne sont pas remplies.

Ils mettent en avant les écarts dans les normes environnementales, sanitaires et de bien-être animal entre les pays du Mercosur et l’Europe, soulignant un risque sanitaire pour les consommateurs européens et une concurrence déloyale pour les producteurs agricoles.

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