Afin de prévenir la propagation de maladies animales, le ministère de l’Agriculture a pris la décision, lors de la journée de mercredi, de mettre en place une réglementation restreignant les déplacements des animaux dans les régions frontalières de la Belgique.
Une nouvelle souche de la fièvre catarrhale ovine menace la France
La France est actuellement confrontée à une nouvelle souche de la fièvre catarrhale ovine, provenant du nord de l’Europe et déjà présente en Belgique. Cette maladie, qui ne se transmet pas à l’homme, entraîne d’importants dégâts dans les élevages, affectant principalement les ovins mais également les vaches et les chèvres.
Afin de limiter les risques de contamination, des mesures strictes ont été mises en place pour restreindre les déplacements de ruminants, notamment du Pas-de-Calais à la Moselle, avec la nécessité d’un test négatif avant tout départ. Cette décision vise à empêcher l’introduction d’un nouveau sérotype de la fièvre catarrhale ovine, également connue sous le nom de « maladie de la langue bleue ». Selon Michèle Boudoin de la Fédération nationale ovine, cette mesure est nécessaire pour empêcher la propagation de ce nouveau sérotype sur l’ensemble du territoire, étant donné sa virulence et ses taux de mortalité élevés.
Impact du réchauffement climatique sur la maladie
Cette nouvelle menace s’ajoute à deux autres souches déjà présentes en France, qui réapparaissent cet été dans le sud du pays. Chaque année, la maladie prend de l’ampleur, en partie en raison du réchauffement climatique qui favorise la prolifération du moucheron transmetteur de la fièvre, comme l’explique Stéphan Zientara, directeur du laboratoire de santé animale de l’Anses : « On observe depuis plusieurs années une persistance des moucherons capables de survivre pendant la période hivernale et de se multiplier au printemps et en été. »
Selon Stéphan Zientara de l’Anses, avant 1998, l’Europe était exempte de la fièvre catarrhale ovine. Aujourd’hui, face à cette maladie, la vaccination apparaît comme une arme efficace. Les éleveurs ovins réclament davantage de soutien de la part de l’Etat pour pouvoir mettre en place une campagne de vaccination massive.




