Il y a eu récemment deux cas qui ont mis en lumière la participation des adolescents dans le trafic de drogue. Ces jeunes sont également responsables d’un nombre croissant de victimes innocentes.
Le phénomène inquiétant des tueurs à gage de plus en plus jeunes
Dans le monde du narcobanditisme, il est de plus en plus fréquent de voir des tueurs à gage devenir actifs dès leur adolescence. À Marseille, un événement tragique a mis en lumière cette réalité, alors qu’un jeune de 14 ans a été mis en examen et écroué pour le meurtre d’un chauffeur de VTC. Ce dernier a été abattu d’une balle dans la tête, alors que l’adolescent visait initialement un trafiquant.
Ce jeune homme était ce qu’on appelle communément une « petite main », travaillant pour le compte de trafiquants dans plusieurs points de deal du Vaucluse. Originaire d’Avignon, il a été placé en foyer dès l’âge de 9 ans, ses parents étant eux-mêmes en prison pour trafic de stupéfiants.
Contacté via une messagerie chiffrée pour un contrat d’exécution, l’adolescent accepte de tuer un membre d’un clan adverse pour la somme de 50 000 euros. Armé d’un pistolet 357 Magnum, il repère sa cible à bord d’un VTC. Lorsqu’il demande au chauffeur de s’arrêter, ce dernier refuse, entraînant le tragique dénouement.
En garde à vue, l’adolescent a avoué les faits, bien qu’il ait prétendu que le tir était accidentel.
Un phénomène de « ultra rajeunissement » des personnes impliquées
Lors d’une conférence de presse, le procureur de Marseille a souligné la tendance inquiétante de rajeunissement des auteurs de crimes liés au narcobanditisme. Il a évoqué un « ultra rajeunissement » des individus impliqués dans ces affaires. Un exemple marquant est celui d’un jeune de 18 ans mis en examen pour six assassinats liés au trafic de drogue à Marseille l’année précédente.
Le commissaire Yann Sourisseau, chef de l’Office central de lutte contre le crime organisé, a également commenté ce phénomène sur franceinfo. Il a mis en lumière la multiplication des équipes de jeunes tueurs à gage, souvent âgés de moins de 25 ans, recrutés pour des assassinats sans réelle connaissance du commanditaire.
Ces jeunes sont motivés par l’appât du gain et manquent d’empathie, ce qui les rend particulièrement dangereux. Leur amateurisme a d’ailleurs coûté la vie à un innocent chauffeur de VTC, victime collatérale du narcobanditisme à Marseille.




