Selon les déclarations de Yann Sourisseau, le chef de l’Office central de lutte contre le crime organisé, le chiffre enregistré pour le second semestre de l’année 2023 est en baisse par rapport au premier semestre. Cependant, il est important de souligner qu’il s’agit malgré tout d’une nette augmentation par rapport aux années précédentes. Cette tendance laisse entrevoir une progression significative dans la lutte contre le crime organisé, même si des efforts supplémentaires restent nécessaires pour continuer à faire reculer ce fléau.
Les données alarmantes sur les homicides liés au trafic de drogue en France
Entre janvier et juin 2024, le chef de l’Office central de lutte contre le crime organisé, Yann Sourisseau, a annoncé que « 42 victimes sont décédées » sur l’ensemble du territoire français dans des homicides liés au trafic de drogue. Il a également précisé que pour les six premiers mois de l’année 2024, 182 faits d’assassinats ou de tentatives d’assassinat ont été commis en France.
Yann Sourisseau souligne que ces chiffres sont en baisse de 19% par rapport à la même période en 2023, qui était une année particulièrement criminogène. Cependant, ils sont en augmentation de 22% par rapport à 2022 et de 32% par rapport à 2021, ce qui constitue une tendance inquiétante.
Des jeunes impliqués dans des actes criminels de plus en plus jeunes
Le chef de l’Office central de lutte contre le crime organisé met en garde contre le profil de plus en plus jeune des auteurs et des victimes d’homicides. En effet, l’âge moyen des victimes en 2023 est de 25 ans, tandis que celui des auteurs est de 24 ans. Il souligne l’émergence de très jeunes tueurs à gages, recrutés uniquement pour commettre des meurtres.
Le procureur de Marseille a également alerté sur l’ultra-rajeunissement et la sauvagerie inédite de cette criminalité, caractérisée par un amateurisme effrayant. Deux homicides récents ont marqué les esprits : un adolescent de 15 ans poignardé et brûlé vif, suivi de l’assassinat d’un père de famille conducteur de VTC par un jeune de 14 ans.
Yann Sourisseau explique que ces jeunes criminels sont motivés uniquement par l’appât du gain, étant payés entre 15 000 et 20 000 euros par crime. Il souligne le manque d’humanité et d’empathie chez ces individus, manipulés par les réseaux criminels et recrutés dans leur environnement immédiat ou via des canaux comme les boucles telegram. Il met en garde contre le danger que représente cette catégorie de population délinquante, soulignant leur amateurisme et leur impulsivité pouvant causer des dommages collatéraux.




