Grève des éboueurs à Marseille : 600 tonnes de déchets non ramassés en une semaine par manque de moyens

A Marseille, 600 tonnes de déchets s'accumulent après six jours de grève des éboueurs
          Des éboueurs d'une filiale de Veolia ont cessé le travail depuis vendredi afin de dénoncer le manque de moyens pour assurer leur mission.

Les employés d’une branche de Veolia chargés de la collecte des déchets ont décidé d’arrêter leur activité à partir de vendredi pour exprimer leur mécontentement face à l’insuffisance des ressources mises à leur disposition pour mener à bien leur mission.

Grève des éboueurs à Marseille : accumulation de déchets dans deux arrondissements

Les poubelles débordent et les sacs d’ordures s’accumulent dans les rues de Marseille. Environ 600 tonnes de déchets se sont entassées dans les rues de deux arrondissements de la ville, en raison d’une grève des éboueurs de la société Bronzo, filiale du groupe Veolia, qui a débuté vendredi dernier. La Métropole, chargée de la collecte des déchets, a confirmé cette information mercredi 30 octobre.

La grève touche le 3e arrondissement, proche de la gare Saint-Charles et peuplé de 53 000 habitants, ainsi que le 14e arrondissement voisin où vivent 60 000 personnes. Pour pallier cette situation, la Métropole a mis en place 10 bennes de chantier dans les zones concernées afin d’assurer un service minimum pendant la grève, comme l’a indiqué Martine Vassal, présidente de cette collectivité.

« Des revendications liées au manque de moyens »

Les 160 agents de Bronzo chargés de la collecte des déchets et de la propreté des trottoirs dénoncent le manque de moyens alloués pour mener à bien leur mission. Selon Denis Ferrandino, secrétaire départemental de la CFDT pour ce secteur d’activité, la Métropole a réduit les moyens financiers dans le nouvel appel d’offres remporté par Bronzo en avril, entraînant une diminution de la fréquence des prestations à un jour sur deux. Il questionne également la volonté de la Métropole de fournir les moyens nécessaires dans ces quartiers défavorisés.

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Antoine, employé depuis 35 ans dans ce secteur, témoigne de la dégradation de ses conditions de travail depuis le rachat de la société Bronzo par Veolia en 2021. Il déplore le manque de matériel, la non-reprise du personnel, les licenciements et le départ de nombreux retraités. Malgré son attachement à son métier, il avoue vivre avec une certaine anxiété.

La direction de Veolia s’est dite ouverte au dialogue social et a rencontré les grévistes lundi. Des propositions concrètes ont été avancées dans le cadre des négociations en cours, sans plus de détails. La société s’est engagée à résoudre rapidement ce conflit pour limiter les désagréments causés aux habitants des 13e et 14e arrondissements. Des propositions seront soumises aux salariés lors des prochaines discussions.

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