Fermeture usines Michelin : salariés de Cholet en colère

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    "On est jetés dehors comme des malpropres" : à Cholet, les salariés de Michelin en colère après l'annonce de la fermeture de l'usine
          Le fabricant de pneumatiques a annoncé mardi la fermeture de deux usines en France, à Cholet (Maine-et-Loire) et Vannes (Morbihan). Plus de 1 250 postes seront supprimés d'ici le début de l'année 2026.

L’entreprise spécialisée dans la fabrication de pneumatiques a récemment fait part de sa décision de fermer deux de ses usines situées en France, plus précisément à Cholet, dans le Maine-et-Loire, et à Vannes, dans le Morbihan. Cette décision entraînera malheureusement la suppression de plus de 1 250 emplois d’ici le début de l’année 2026.

Un choc pour les salariés de l’usine Michelin de Cholet

Après l’annonce de la fermeture de l’usine de Cholet par le groupe Michelin, les employés sont sous le choc et ressentent de l’abattement. Gaëtan, qui travaille sur place depuis douze ans, est surpris par la rapidité de la décision, malgré une baisse conséquente de l’activité depuis 2019. La nouvelle de la fermeture a été un coup dur pour lui et ses collègues.

Selon la direction de Michelin, cette décision était inévitable en raison des difficultés économiques rencontrées par l’entreprise, notamment liées à l’inflation, aux prix de l’énergie et à la concurrence asiatique. Cependant, certains salariés comme Cédric voient plutôt une stratégie délibérée de la part de la direction, qui aurait déjà fermé une autre usine en 2019. Cette situation laisse planer un doute sur l’avenir des autres sites français du groupe.

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Des conditions de départ dignes exigées par les salariés

Malgré les promesses de Michelin d’accompagner les salariés concernés, les délégués syndicaux comme Morgane Royer demandent des conditions de départ dignes. Ils remettent en question les propos du directeur général sur un « salaire décent » et attendent de voir si l’entreprise sera à la hauteur de ses engagements. Les salariés refusent la proposition actuelle de partir avec l’équivalent d’un an de salaire comme indemnités, jugeant cela inacceptable.

Certains salariés envisagent même de bloquer l’entrée du site dans les prochains jours pour protester contre ces conditions de départ jugées insuffisantes. Des discussions sont prévues entre la direction et les représentants syndicaux pour tenter de trouver un terrain d’entente sur les modalités de départ des salariés de l’usine de Cholet.

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