Couvre-feu pour mineurs en Guadeloupe : pas d’incarcération, mais une réponse nécessaire, selon le maire EELV

Couvre-feu pour les mineurs en Guadeloupe : "Il nous fallait répondre, ce n'est pas l'incarcération des enfants qui nous permettra de régler le problème", juge le maire EELV de Pointe-à-Pitre
          Harry Durimel espère que l'instauration d'un couvre-feu pour les mineurs va créer "un sursaut de la part de la famille".

Harry Durimel souhaite que la mise en place d’un couvre-feu pour les jeunes génère une prise de conscience au sein des familles.

Un maire écologiste s’oppose au couvre-feu pour les mineurs en Guadeloupe

Harry Durimel, maire écologiste de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, a exprimé son désaccord concernant la décision de Gérald Darmanin d’instaurer un couvre-feu pour les mineurs dans sa commune à partir de 20 heures. Selon lui, l’incarcération des enfants n’est pas une solution efficace pour résoudre les problèmes de violences urbaines nocturnes.

Le maire rappelle qu’il y a eu récemment des nuits de guérilla urbaine à Pointe-à-Pitre, durant lesquelles des jeunes de 13 à 14 ans ont été impliqués dans des actes de vandalisme, tels que des incendies de poubelles. Face à cette situation, les élus ont décidé de mettre en place un couvre-feu afin de responsabiliser les parents et de protéger les enfants en les gardant chez eux.

Selon Harry Durimel, 38% des délits et crimes sont commis par des jeunes en Guadeloupe, ce qui soulève des inquiétudes quant à la criminalité juvénile. Il espère toutefois que cette mesure incitera les familles à réagir et contribuera à réduire les actes répréhensibles commis par les mineurs. Le couvre-feu, qui doit débuter la semaine prochaine pour une durée de deux mois, pourrait être prolongé si son efficacité est avérée.

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