Assurance-chômage : gouvernement approuve accord des partenaires sociaux sur indemnisation seniors

Le gouvernement valide l'accord sur l'assurance-chômage conclu par les partenaires sociaux
          Ce compromis trouvé par les syndicats et le patronat prévoit notamment de relever de deux ans, dès janvier, les bornes d'âge à partir desquelles les chômeurs seniors bénéficient d'une durée d'indemnisation plus longue.

Les syndicats et le patronat ont réussi à trouver un accord qui implique une augmentation de deux ans, à partir de janvier, de l’âge à partir duquel les chômeurs seniors pourront bénéficier d’une durée d’indemnisation plus longue.

Un accord sur l’assurance-chômage agréé par le gouvernement

Un accord sur l’assurance-chômage, trouvé entre le patronat et plusieurs syndicats, a été officiellement agréé par le gouvernement, comme l’indique un arrêté publié le vendredi 20 décembre dans le Journal officiel. Ce nouvel accord portant sur les règles d’indemnisation des chômeurs, qui entrera en vigueur à partir du mois de janvier, a été signé par la CFDT, FO et la CFTC, ainsi que par les trois principales organisations patronales (Medef, CPME, U2P). En revanche, la CGT et la CFE-CGC n’ont pas apposé leur signature sur cet accord.

Une négociation aboutie malgré des désaccords

La majorité des partenaires sociaux ont réussi à trouver un terrain d’entente le 15 novembre dernier, après une négociation rapide, concernant ces nouvelles règles d’indemnisation. Ces nouvelles règles prévoient notamment un relèvement de l’âge à partir duquel les chômeurs seniors peuvent bénéficier d’une durée d’indemnisation plus longue. Peu avant l’agrément de l’accord par le gouvernement, le gouvernement Barnier avait décidé de valider cet accord dans le cadre de la gestion des affaires courantes, mais le nouveau Premier ministre, François Bayrou, aurait pu prendre une décision différente.

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Des ajustements nécessaires

L’accord prévoyait initialement que les demandeurs d’emploi devaient avoir travaillé au moins cinq mois, au lieu de six, au cours des 24 derniers mois pour prétendre à l’assurance-chômage. Cependant, cette mesure ne pourra pas être mise en place car elle nécessite une modification législative, comme l’indique l’arrêté signé par François Bayrou. De plus, une mesure visant à réduire les indemnités des travailleurs frontaliers, calculées sur la base de leurs salaires perçus à l’étranger et souvent plus élevés qu’en France, a été exclue de l’accord pour des raisons juridiques.

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