Alors que le médicament Doliprane se prépare à être distribué aux États-Unis, les salariés de l’entreprise Sanofi se mobilisent pour entamer une nouvelle phase de leur mouvement de grève visant à protéger leurs conditions de travail et leurs avantages sociaux.
La fin de la grève chez Sanofi : consultations à venir sur les sites de Lisieux et Compiègne
Adil Bensetra, coordinateur adjoint CFDT de Sanofi et employé sur le site de Compiègne, annonce que la grève a pris fin ce jour. Cependant, des assemblées générales seront organisées demain sur les sites de Lisieux (Calvados) et de Compiègne (Oise) afin de consulter les salariés sur la possibilité d’aller plus loin dans les revendications.
Le groupe pharmaceutique Sanofi a décidé de céder 50% de sa filiale Opella, qui produit le Doliprane, au fonds d’investissement américain CD&R. Un accord tripartite a été conclu entre l’État, Sanofi et CD&R, avec des garanties fournies par le gouvernement sur la pérennité des sites de production de Lisieux et Compiègne, ainsi que sur le maintien du siège et des activités de recherche et développement en France.
La banque publique d’investissement, Bpifrance, participera au capital d’Opella pour un montant compris entre 100 et 150 millions d’euros, représentant ainsi 1 à 2% du capital. Cependant, cet accord ne satisfait pas pleinement les organisations syndicales, qui estiment que les garanties fournies ne sont pas suffisantes.
Adil Bensetra souligne la nécessité de maintenir les acquis sociaux des salariés et de garantir l’emploi en France. Il insiste sur le rôle crucial du gouvernement dans les négociations à venir entre Sanofi, les organisations syndicales et les salariés grévistes. Il met en avant la volonté de la CFDT d’obtenir des garanties claires et sincères pour assurer la protection des salariés.
Malgré l’annonce de l’entrée de l’État au capital d’Opella, Adil Bensetra estime que les demandes des syndicats ne sont pas pleinement prises en compte. Il appelle à aller plus loin dans les garanties fournies, soulignant que des engagements financiers ne sont pas suffisants sans un réel pouvoir de décision. Il exprime des réserves concernant l’ingérence d’un fonds d’investissement étranger dans la gouvernance de l’entreprise.




