Avant même de découvrir qui sera leur prochain ministre de l’Education nationale, les chefs d’établissement du collège et du lycée se retrouvent face à une rentrée scolaire sans réelle orientation à suivre. En effet, en l’absence d’une vision claire de la politique éducative à mettre en œuvre, ces acteurs clés de l’éducation se trouvent dans une situation d’incertitude quant aux prochaines directives à suivre. Cette période de transition suscite donc des interrogations et des inquiétudes quant à l’avenir de l’enseignement en France.
Le moral des collègues n’est pas au beau fixe, selon Igor Garncarzyk, secrétaire général FSU des personnels de direction de l’Education nationale. En l’absence d’un nouveau gouvernement et d’un ministre en pleine fonction, les chefs d’établissement se trouvent dans une situation d’attentisme sans précédent à l’approche de la rentrée des élèves.
Marie Tamboura, membre de l’exécutif national du SNPDEN-Unsa et principale du collège Cesaria-Evora à Montreuil, se prépare pour la rentrée malgré les incertitudes. Les élèves poseront certainement de nombreuses questions sur des sujets tels que l’obligation du brevet pour passer en seconde ou l’interdiction des smartphones à l’école.
En attendant de savoir qui sera le prochain ministre de l’Education nationale, les chefs d’établissement redoutent une nouvelle charge de travail accrue. Bruno Bobkiewicz souligne l’impact des réformes mises en place ces dernières années, notamment par Jean-Michel Blanquer, sur le quotidien des personnels de direction. Marie Tamboura constate que les dossiers se sont accumulés après la crise sanitaire, rendant les délais entre les demandes et leur mise en application de plus en plus courts.
Les relations entre les chefs d’établissement et le ministère sont parfois tendues, certains considérant que les réformes ne vont pas dans le sens du progrès du système éducatif. Les chefs d’établissement se sentent parfois incompris et regrettent le manque de considération pour leur quotidien.
La charge de travail des chefs d’établissement, déjà conséquente, est souvent alourdie par les tensions avec les parents et le manque de professeurs remplaçants. Les critiques des enseignants et des équipes administratives viennent également compliquer leur quotidien.
Face à ces difficultés, de moins en moins d’enseignants envisagent de devenir chef d’établissement. Les risques de burn-out et de problèmes de santé mentale sont une réalité du métier, bien que difficile à quantifier. Malgré tout, certains restent passionnés par leur métier et continuent à s’investir pour accueillir les élèves à la rentrée.




