D’après une enquête menée par la Direction générale de l’administration et de la fonction publique, les femmes sont victimes de 61% des agressions au sein de la fonction publique, alors qu’elles constituent 64% de l’ensemble des employés.
Violences subies par les agents publics : une réalité préoccupante
Les agents publics sont malheureusement plus souvent victimes de violences que les salariés d’entreprises privées. Selon une étude publiée par la Direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP), ces violences sont plus fréquemment subies dans le cadre de leur travail.
En effet, en 2021, 14% des fonctionnaires ont déclaré avoir été victimes d’au moins une atteinte à leur personne, un taux qui est légèrement inférieur dans le secteur privé, où il s’élève à 12%. Les agents publics sont également plus nombreux à déclarer que les violences physiques subies ont eu lieu dans un contexte professionnel, avec 59% contre seulement 19% pour les salariés du privé.
Une sous-déclaration des violences
Malgré ces chiffres alarmants, il est important de noter que les plaintes pour violences au travail restent rares. En effet, selon la DGAFP, seuls 9% des agents publics victimisés portent plainte, un chiffre trois fois plus élevé que dans le secteur privé où seulement 3% des victimes osent dénoncer les violences subies.
Les professions les plus touchées par ces violences dans le cadre professionnel sont celles des policiers, militaires et pompiers, qui représentent 5% des agents de la fonction publique mais 19% des victimes d’atteintes à la personne. Les professions intermédiaires de la santé et du travail social sont également surreprésentées parmi les victimes, avec 11% des agents publics exerçant ces métiers mais subissant 17% des violences professionnelles.
Les femmes sont particulièrement affectées, représentant 61% des victimes d’atteintes alors qu’elles ne constituent que 64% des effectifs de la fonction publique. De plus, les immigrés sont également touchés par ces violences, bien que dans une proportion légèrement inférieure à leur présence dans la fonction publique (7% des effectifs contre 4% de victimes de violences au travail).




