Temps libre : clarification selon le Conseil économique

Vie professionnelle, vie personnelle : la notion de "temps libre" doit être clarifiée selon le Conseil économique, social et environnemental
          À la demande du gouvernement, le Conseil économique, social et environnemental a travaillé pendant six mois sur les nouvelles formes d'organisation du temps de travail.

A la requête des autorités gouvernementales, le Conseil économique, social et environnemental a consacré une période de six mois à l’étude des évolutions possibles en matière d’organisation du temps de travail. Au cours de cette période, les membres du Conseil ont analysé en profondeur les différents modèles et propositions visant à améliorer la gestion du temps de travail dans le contexte actuel. Cette étude a permis d’identifier les avantages et les inconvénients des différentes formes d’organisation du temps de travail, ainsi que les impacts potentiels sur les salariés et les entreprises. Grâce à un travail collaboratif et une concertation avec les acteurs concernés, le Conseil a pu formuler des recommandations et des pistes d’action pour une meilleure adaptation des horaires de travail aux besoins et contraintes de la société contemporaine.

Le besoin de repenser l’organisation du temps de travail

Après de nombreuses auditions et une enquête en ligne à laquelle 10 000 citoyens ont répondu, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) souligne la nécessité de clarifier la notion de « temps libre ».

Pourquoi repenser les formes d’organisation du temps de travail ?

Sarah Lemoine explique que la semaine de travail standard n’est plus la norme, avec seulement 36% des salariés travaillant du lundi au vendredi en journée et pendant 35 heures. Les horaires atypiques, le travail le week-end, la nuit ou en horaire décalé concernent désormais 64% des travailleurs. Les salariés du privé, du public et les indépendants expriment une forte volonté de contrôler leur temps de vie, avec des opinions divergentes sur la déconnexion. Certains souhaitent ne pas être dérangés en dehors des heures de travail collectif, tandis que d’autres veulent pouvoir décider des moments où ils se déconnectent.

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75% des personnes interrogées estiment que leurs journées de travail sont de plus en plus intenses, ce qui soulève une « urgence à ralentir » selon le CESE. Il est donc nécessaire de former les managers et d’évaluer la charge de travail lors des entretiens annuels obligatoires.

La notion de temps libre : une urgence à prendre en compte

Avec l’émergence des outils numériques, du télétravail, du travail nomade, du forfait jour, du temps partiel subi, du travail morcelé et de l’astreinte considérée comme du temps de repos, les zones grises se multiplient. Le temps libre doit être distinct du temps de travail, sans aucune contrainte professionnelle.

Pourtant, le temps libre n’a pas de définition juridique et n’est pas protégé. Le CESE considère cette situation comme une anomalie et recommande d’inscrire cette notion dans la charte sociale des droits sociaux au niveau européen. Il est temps de mûrir le débat avant une éventuelle révision du Code du travail français.

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