Le retour à l’école est prévu pour le lundi 2 septembre, alors que la ministre de l’Éducation nationale a annoncé sa démission en attendant la formation d’un nouveau gouvernement.
La rentrée scolaire imminente malgré la démission de la ministre de l’Éducation nationale
Selon Audrey Chanonat, secrétaire nationale éducation et pédagogie du Syndicat national Unsa des personnels de direction de l’Éducation nationale (SNPDEN-Unsa), la rentrée scolaire est prête depuis longtemps malgré la démission de la ministre de l’Éducation nationale en attente d’un nouveau gouvernement.
Elle souligne que la ministre n’aura pas un impact significatif sur la politique de la rentrée, mais admet qu’il sera nécessaire de définir de nouvelles orientations pour l’école dans les semaines à venir, avant le vote des prochaines lois de finances en octobre et novembre. Elle insiste sur le besoin de directives plus claires et d’une orientation politique qui fait actuellement défaut.
La représentante du SNPDEN-Unsa dénonce les changements constants auxquels le personnel éducatif doit faire face, ce qui, selon elle, affecte profondément le système éducatif. Elle déplore le manque de cap et de projet de société confiés à l’école, soulignant que cela engendre une instabilité préjudiciable.
Améliorer la réussite des élèves au collège
En ce qui concerne la mise en place des groupes de besoins en 6e et en 5e, instaurés par le gouvernement de Gabriel Attal, Audrey Chanonat explique que cela a été réalisé avec les moyens et les contraintes disponibles. Certains établissements ont pu mettre en place ces groupes de niveaux, tandis que d’autres ont rencontré des difficultés en raison de moyens insuffisants.
Elle affirme que les établissements vont appliquer cette mesure à la rentrée, car c’est obligatoire. Cependant, le SNPDEN-Unsa continuera à s’opposer à cette réforme, estimant qu’il faut trouver des solutions pour améliorer la réussite des élèves au collège, considéré comme un maillon faible du système éducatif français.
Audrey Chanonat souligne que l’application de la réforme variera en fonction des établissements, et elle espère que son extension aux quatrièmes et troisièmes ne se concrétisera pas. Elle attend des mesures plus adaptées pour répondre aux besoins des élèves.




