Surnommé Vulcain, ce spécimen d’apatosaure sera mis aux enchères ce samedi en France, au château de Dampierre-en-Yvelines, où il a pris place dans la cour depuis le début de la saison estivale. Les dinosaures sont des objets de collection très prisés sur le marché, certains pouvant être vendus pour des sommes atteignant plusieurs dizaines de millions d’euros.
Vulcain, le plus grand dinosaure jamais mis aux enchères, exposé au château de Dampierre-en-Yvelines avant la vente
Vulcain a pris ses quartiers d’été à Dampierre-en-Yvelines, au sud-ouest de Paris, en attendant sa mise aux enchères le samedi 16 novembre. Il s’agit du plus grand squelette de dinosaure jamais proposé à la vente. Mesurant plus de 20 mètres de long, cet imposant spécimen est composé à 80% d’os d’origine, de la tête à la longue queue. Selon Bruno David, ancien président du Muséum d’histoire naturelle de Paris, il s’agit d’une rareté car les os de dinosaures sont souvent dispersés après la mort.
Un géant herbivore du passé
Ce dinosaure, un apatosaure autrefois appelé brontosaure, vivait il y a environ 150 millions d’années. Il arpentait des zones humides beaucoup moins sophistiquées que le château du XVIIe siècle où il est exposé. Ce quadrupède au long cou parcourait l’Ouest américain à la recherche de végétation à dévorer. Cette espèce a inspiré Steven Spielberg pour son film Jurassic Park.
Un intérêt scientifique majeur
Selon Bruno David, l’analyse précise du squelette de Vulcain permettrait de reconstituer son itinéraire de vie et de mort. Cette analyse pourrait révéler des informations sur sa santé, d’éventuelles attaques par d’autres animaux de l’époque et même des données environnementales grâce à l’analyse chimique de ses os.
Un marché complètement fou
La vente de dinosaures sur le marché atteint des chiffres astronomiques, avec des exemplaires vendus pour des millions de dollars. Il est donc peu probable qu’un musée puisse se permettre d’acquérir de tels spécimens. Bruno David déplore cette situation et évoque la nécessité de mécènes pour préserver ces trésors préhistoriques.
Une protection nécessaire
Le naturaliste souligne l’importance de protéger ces restes préhistoriques, tout en permettant l’accès aux scientifiques pour des études. Il souhaite une réglementation similaire à celle des restes archéologiques pour garantir la préservation de ces trésors du passé.




