Réduction sensible des allègements de cotisations patronales: prévention du ministre de l’Economie

Allègements de cotisations patronales : "Les entreprises ne doivent pas être la variable d'ajustement", prévient le ministre de l'Economie
          Le Sénat a approuvé mardi une mesure très sensible de réduction des allègements de cotisations patronales, qui devrait permettre de dégager trois milliards d'euros au détriment des employeurs.

Mardi, le Sénat a voté en faveur d’une importante mesure visant à réduire les allègements de cotisations patronales, ce qui devrait entraîner une économie de trois milliards d’euros pour l’État aux dépens des employeurs.

Attention à la pression fiscale excessive sur les entreprises

Le ministre de l’Economie, Antoine Armand, a mis en garde contre le risque d’un impôt supplémentaire pesant sur les entreprises, lors d’une interview accordée au journal Le Parisien le mercredi 20 novembre. Il a notamment critiqué une mesure adoptée par le Sénat la veille, qui prévoit une réduction des allègements de cotisations patronales, entraînant une perte estimée à trois milliards d’euros pour les employeurs.

Antoine Armand, membre de la famille politique d’Ensemble pour la République (EPR) et ancien député macroniste, souligne que la création d’emplois et la croissance ne peuvent pas être favorisées en pénalisant les entreprises et en augmentant le coût du travail. Il insiste sur le fait que la coalition politique actuelle implique des compromis entre différentes forces politiques.

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Malgré ces tensions, le ministre écarte toute idée de démission forcée et rappelle que Michel Barnier, à la tête du gouvernement, est ouvert à des ajustements sous réserve de propositions d’économies. Il évoque notamment la possibilité de durcir les conditions d’assurance-chômage, de réduire les dépenses de l’Etat et de revoir le système de transport sanitaire en taxi, jugé trop coûteux pour l’Assurance maladie.

Antoine Armand plaide pour un débat sur la durée du temps de travail et sur la nécessité de repenser certaines dépenses publiques. Il souligne que des réformes sont nécessaires pour assurer la compétitivité des entreprises et la pérennité de l’économie française.

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