Selon Charles de Courson, qui occupe le poste de rapporteur général du budget, les mesures fiscales visant principalement les individus aux revenus les plus élevés ne permettront de générer que quelques centaines de millions d’euros. Il préconise plutôt des économies à réaliser sur les dépenses publiques.
Privilégier la réduction des dépenses selon Charles de Courson
Selon Charles de Courson, rapporteur général du budget, l’accent devrait être mis sur la réduction des dépenses plutôt que sur les recettes. Alors que le nouveau gouvernement travaille sur le projet de loi de finances dans un contexte de déficit budgétaire important, il estime qu’il est nécessaire de réaliser des économies.
Charles de Courson souligne qu’il est important de trouver un équilibre entre les économies sur les dépenses et quelques hausses d’impôts, pour un montant total de 25 à 30 milliards d’euros. Il met en avant l’importance de réduire les dépenses, tout en reconnaissant qu’il peut être nécessaire d’augmenter certaines recettes.
Alors que les premières orientations du budget 2025 seront dévoilées par le Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale, les discussions vont bon train sur les hausses d’impôts et les coupes budgétaires. Charles de Courson exprime ses réserves quant à une éventuelle augmentation des impôts pour les Français, soulignant que la France est déjà l’un des pays les plus taxés en Europe, voire dans le monde.
Réduire la dépense publique
Le gel du barème, qui aurait entraîné une hausse des impôts pour de nombreux contribuables, semble être écarté par le gouvernement. Charles de Courson estime que cette mesure ne rapporterait que 200 millions d’euros, alors que 30 milliards d’économies sont nécessaires. Il insiste sur l’importance de concentrer les efforts sur la réduction des dépenses, suggérant un ratio de 75 à 80% d’économies.
Charles de Courson relativise également l’impact d’une contribution exceptionnelle des grandes entreprises, soulignant que certaines sont très rentables tandis que d’autres le sont moins, voire pas du tout. Il appelle à la modération dans les discours politiques et plaide pour un équilibre entre la réduction des dépenses et les hausses de recettes. Selon lui, c’est également l’orientation du Premier ministre.




