Depuis un certain temps déjà, les discussions entre le PSG et la municipalité de Paris, qui possède le stade et s’oppose à sa vente, sont interrompues.
Le Paris Saint-Germain ne pourra pas acheter le Parc des Princes selon la mairie de Paris
Au moment où le Paris Saint-Germain cherche des endroits pour construire son futur stade, la mairie de Paris confirme que le Parc des Princes n’est plus en vente. Pierre Rabadan, adjoint au maire en charge des sports, rappelle que la décision du Conseil de Paris en février 2024 interdit la vente du stade au club de Ligue 1. Il insiste sur le fait que le Parc des Princes fait partie du patrimoine de la Ville.
Malgré les tensions entre la mairie de Paris et le PSG, Pierre Rabadan appelle à reprendre les négociations pour trouver un accord. Il mentionne un échange sarcastique par mail avec le nouveau directeur général du PSG, Victoriano Melero, qui renvoie à une étude du CDES sur l’impact du club sur son territoire.
En 2023, Emmanuel Grégoire avait exprimé sa confiance quant à la possibilité de trouver une solution pour que le PSG reste au Parc des Princes. Pierre Rabadan explique que des solutions alternatives existent pour le club sans qu’il en devienne propriétaire, mais les discussions ont été compliquées par une offre de 38 millions d’euros du PSG pour le stade.
Le PSG affirme de son côté que c’est la mairie qui a changé de position en plein milieu des négociations. Selon Pierre Rabadan, les discussions ont été perturbées par le fait que le PSG ne voulait pas investir dans des travaux sans être propriétaire du stade, ce qui a mené à des tensions.
La mairie maintient sa proposition de bail emphytéotique sur une longue durée, similaire à ce qui a été fait pour Roland-Garros. Elle souligne que le PSG a une convention pour utiliser le Parc des Princes jusqu’en 2044, rendant impossible la construction d’un nouveau stade à court terme.
Pierre Rabadan remet en question l’engagement du PSG dans les négociations, suggérant que le club pourrait jouer un jeu de poker menteur. Il insiste sur le fait que la mairie reste ouverte aux discussions, mais que la vente du Parc des Princes n’est pas une option actuellement. Malgré les tensions et les mots désagréables échangés par voie de presse depuis la Coupe du monde 2022, il est clair que la nécessité de dialoguer et de se réunir autour d’une table pour explorer toutes les options, à l’exception de la vente, est primordiale. En tant qu’élu au Conseil de Paris, il est souligné qu’une vente personnelle ne peut se faire sans l’accord du Conseil, afin d’éviter les malentendus et les conflits personnels. La vente directe n’est donc plus à l’ordre du jour.
Au-delà des discours contradictoires, il est noté que du temps précieux est perdu sans même avoir examiné d’autres options. En 2021, lors de la finalisation du projet d’agrandissement, l’intention était de débuter les travaux juste après les Jeux olympiques. Si le PSG parvient à trouver une solution pour rester au Parc, que ce soit par l’achat ou autrement, cela aura entraîné une perte de temps significative.
Des rencontres ont eu lieu avec les groupes de supporters, qui expriment clairement leur attachement au Parc des Princes. Personne ne souhaite partir, à l’exception du propriétaire qui cherche à augmenter les revenus. Cependant, il est souligné que cela marquerait la fin d’une époque.
Concernant les élections municipales de 2026, il sera du ressort du Conseil de Paris de maintenir sa position ferme contre une vente directe. Il est peu probable que le nouvel exécutif revienne sur cette décision, étant donné le soutien unanime contre la vente. Le Parc des Princes est considéré comme un patrimoine national et parisien précieux.
En ce qui concerne la proposition d’un bail à long terme acceptée par le PSG, il est mentionné que le stade pourrait accueillir jusqu’à 57 000 spectateurs, soit 10 000 de plus qu’actuellement, en plus des espaces d’hospitalité. Le coût précis de cette opération n’est pas encore déterminé.
La question de savoir si le PSG prendrait en charge entièrement les coûts est soulevée. Il est noté que le PSG a investi 75 millions d’euros avant l’Euro 2016 pour améliorer les installations, et en échange paie actuellement 1,2 million d’euros par an pour l’utilisation exclusive du Parc des Princes. Il est suggéré qu’il pourrait être nécessaire de revoir cette convention, compte tenu de la complexité technique du stade.
En ce qui concerne les potentielles nouvelles localisations pour un nouveau stade du PSG à Ris-Orangis, Massy, Saint-Quentin-en-Yvelines, il est souligné que certaines options ne sont pas crédibles. Des rumeurs fantaisistes ont circulé sur des lieux comme le bois de Vincennes ou l’hippodrome de Saint-Cloud. Il est clair qu’un terrain de 50 hectares est nécessaire, posant des questions environnementales. La centralité du Parc des Princes est soulignée comme étant essentielle pour maintenir l’histoire du PSG intacte.




