Les danseuses exotiques de la capitale américaine bénéficient désormais d’une protection légale en matière de travail, tandis que leurs homologues en Nouvelle-Zélande luttent également pour faire valoir leurs droits.
Aux États-Unis, les danseuses exotiques ont obtenu une victoire majeure pour la protection de leurs conditions de travail. En effet, dans l’État de Washington, une loi a été adoptée pour les protéger. Cette avancée est le fruit d’une longue lutte syndicale qui dépasse les frontières des États-Unis. En Nouvelle-Zélande, les danseuses exotiques ont manifesté à Wellington pour réclamer de meilleures conditions de travail et ont remis une pétition aux députés.
### États-Unis : Les montants versés aux clubs sont plafonnés
Dans l’État de Washington, une loi a été promulguée pour protéger les danseuses exotiques. Cette loi implique que les employés des établissements soient formés à la prévention du harcèlement sexuel, à la gestion des conflits et aux premiers secours. De plus, elle prévoit la présence d’agents de sécurité dans les clubs, l’installation de codes dans les vestiaires et de boutons d’alerte dans les endroits où les danseuses pourraient se retrouver seules avec des clients. Enfin, la loi plafonne les frais que les danseuses doivent payer pour l’utilisation du club. Cette avancée vise à accorder aux danseuses les mêmes droits et protections que toute autre main-d’œuvre.
### Un mouvement global aux États-Unis
Pour financer ce nouveau cadre, l’État de Washington autorisera les clubs à vendre de l’alcool, une pratique qui était auparavant interdite. C’est seulement le deuxième État américain à adopter une loi de protection des travailleurs du divertissement pour adultes, après l’Illinois en 2019. Un mouvement global aux États-Unis cherche à faire reconnaître les droits des danseuses exotiques, comme en témoigne le récent droit de syndicalisation obtenu par des travailleuses de bars à Los Angeles et à Portland.
### Nouvelle-Zélande : des revendications pour tous les travailleurs indépendants
En Nouvelle-Zélande, les danseuses exotiques réclament un rééquilibrage du rapport de force avec leurs employeurs, les propriétaires de clubs de strip-tease. Elles souhaitent conserver leur statut de travailleuses indépendantes tout en ayant la possibilité de négocier collectivement via un syndicat. Elles demandent également une limitation des pratiques abusives des propriétaires de clubs, comme la réduction des pourboires ou des commissions prélevées sur leurs revenus. Les danseuses néo-zélandaises mènent ce combat non seulement pour leur profession, mais aussi pour défendre les droits de tous les travailleurs indépendants.
### Les danseuses exotiques veulent que la loi du Hobbit soit appliquée
En Nouvelle-Zélande, les danseuses exotiques espèrent que la loi du Hobbit pourra leur offrir une protection similaire à celle des intermittents du spectacle. Cette loi, adoptée en 2010 mais modifiée en 2019, permet aux intermittents du spectacle de négocier collectivement leurs conditions de travail malgré leur statut d’autoentrepreneurs. Les danseuses exotiques souhaitent bénéficier de ce même privilège pour leur profession et pour tous les autres travailleurs indépendants.




