Le procès qui débute ce lundi rassemble vingt-deux accusés, plus de 800 parties civiles et près de 160 avocats, ce qui en fait un événement judiciaire d’une ampleur exceptionnelle. En raison du nombre important de personnes impliquées, le procès a été délocalisé au palais des congrès pour pouvoir accueillir tous les participants.
Le procès « Carton rouge » débute à Nancy
Le lundi 21 octobre marque le début du procès « Carton rouge » à Nancy. Cette affaire de grande envergure concerne une escroquerie massive impliquant des diamants et des cryptomonnaies. Pas moins de 22 personnes sont jugées, avec plus de 800 parties civiles et près de 160 avocats. En raison de l’ampleur de l’affaire, le procès se déroule au palais des congrès de Nancy, plus grand que les tribunaux habituels. Cependant, le bâtonnier de Nancy, Rui-Manuel Pereira, insiste sur le fait que ce n’est pas un spectacle judiciaire, mais un véritable travail de défense des parties civiles et des accusés.
Une justice rendue avec solennité
Pour les avocats impliqués, ce procès doit être conduit avec le sérieux et le cérémonial requis par la justice. Le tribunal a veillé à recréer une atmosphère judiciaire authentique, avec une estrade, des magistrats et tout le décorum nécessaire. Selon eux, la solennité est indispensable pour garantir une justice équitable et respectueuse de chacun.
Ce procès s’annonce comme un défi de taille pour les 160 avocats qui se succéderont au palais des congrès pendant quatre semaines. Malgré l’aspect chronophage de l’affaire, des dispositions ont été prises pour permettre à chacun de travailler efficacement. Un planning a été établi pour organiser le déroulement des débats, même si la nature orale des échanges peut parfois modifier le cours des événements, comme le souligne le bâtonnier.
Dans un premier temps, le procès se concentrera sur les arnaques liées à de faux agents de joueurs de football, puis sur les escroqueries impliquant des investissements en bitcoin, pour enfin aborder les fraudes concernant les diamants. Le préjudice estimé s’élève à 28 millions d’euros.




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Le parquet avait demandé le huis clos en rappelant que des vidéos des faits seraient "nécessairement visionnées" et que "non seulement la publicité des débats serait dangereuse mais [elle] porterait aussi atteinte à la dignité des personnes".](https://www.viceversamag.com/wp-content/uploads/2024/09/Proces-a-Mazan-les-audiences-publiques-pour-les-viols-150x150.jpg)