Depuis plus d’un an, le groupe de crèches privées a rencontré des difficultés et a été critiqué pour ses pratiques. Il envisage maintenant de trouver de nouvelles sources de financement afin de se réorganiser dans un avenir proche.
Procédure de sauvegarde accélérée pour People&Baby
Le tribunal de commerce de Paris a décidé d’ouvrir une procédure de « sauvegarde accélérée au profit des sociétés groupe People&Baby et People&Baby SAS », a annoncé le groupe de crèches privées dans un communiqué. Cette décision vise à permettre au groupe de garantir sa pérennité.
Depuis plus d’un an, People&Baby fait face à des difficultés financières importantes et ne survit que grâce au soutien régulier de son principal créancier, Alcentra. La procédure de sauvegarde s’étalera sur deux à quatre mois et permettra au groupe de restructurer sa dette, d’obtenir de nouveaux financements et de repartir sur des bases assainies. La direction de People&Baby assure que le plan qui sera présenté au tribunal de commerce de Paris a déjà reçu l’approbation de la plupart des créanciers du groupe.
Cette décision, jugée nécessaire et saine par la direction, vise à protéger les enfants accueillis dans les crèches, les salariés et l’activité elle-même. Elle a pour objectif de favoriser le redressement de l’entreprise tout en assurant la continuité des services aux familles, le maintien de l’emploi et un environnement de travail stable pour les équipes.
Philippe Tapié, président de People&Baby depuis avril dernier, a déclaré sa volonté de tourner la page du passé pour construire un avenir solide et axé sur la qualité de l’accueil et le bien-être des enfants.
En parallèle, le parquet de Paris a ouvert une enquête suite à une plainte de l’association Anticor contre People&Baby, notamment pour escroqueries et détournement de fonds publics. Cette plainte fait suite à des révélations dans le livre-enquête « Les Ogres » du journaliste Victor Castanet.




