Trois années se sont écoulées depuis le tragique incendie qui a coûté la vie à deux personnes dans la plaine des Maures, située dans le département du Var. Suite à cette tragédie, le parquet de Draguignan a sollicité les deux juges en charge de l’affaire afin qu’ils approfondissent leurs investigations.
Nouvelles investigations sur l’incendie tragique dans le Var
Trois ans après la tragédie qui a coûté la vie à deux personnes lors de l’incendie qui a ravagé plus de 7 000 hectares au cœur de la plaine des Maures, le parquet de Draguignan a demandé aux juges d’instruction en charge du dossier de mener de nouvelles investigations. Cette demande fait suite à la mise en examen d’un homme qui a avoué avoir provoqué le feu en jetant un mégot de cigarette.
Les autorités judiciaires souhaitent éclaircir certaines zones d’ombre pour déterminer si cet acte imprudent aurait pu avoir des conséquences moins dramatiques. Alors que les juges pensaient avoir fait le tour de la question deux ans après le sinistre, le parquet estime qu’il est nécessaire d’approfondir les investigations pour vérifier si toutes les mesures de prévention incendie avaient été prises.
Des questions en suspens sur la gestion de l’incendie
Le feu ayant pris naissance sur l’aire d’autoroute de Sigues sur l’A57, le parquet cherche à savoir quelles mesures la société d’autoroutes Vinci avait prises pour entretenir cet espace. Il y a également des interrogations sur le non-respect de l’obligation légale de débroussaillement dans le hameau du Val de Gilly, où deux victimes ont trouvé la mort. Le maire de la commune aurait dû veiller à l’application de cette mesure.
Une autre question concerne l’ordre d’évacuation. Le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) affirme en avoir donné un, mais le maire de Grimaud prétend ne pas l’avoir reçu. La présence d’un cabanon illégal, loué sur des plateformes en ligne par le propriétaire décédé et une locataire également victime de l’incendie, suscite des interrogations sur les procédures en vigueur et le contrôle des constructions dans la région.
Les plateformes de location auraient dû faire une déclaration aux autorités municipales, mais il semble qu’elles n’aient pas respecté cette obligation. Cependant, les autorités locales ne pouvaient pas ignorer la présence de cette location. Le parquet de Draguignan n’a pas souhaité commenter ces éléments.




