En un laps de temps inférieur à un mois, sept incidents impliquant des coups de feu ont eu lieu dans la région de Grenoble. La maire de la ville d’Échirolles, membre du Parti communiste français, a exprimé ses inquiétudes lors d’une intervention sur les ondes de France Bleu Isère en début de semaine.
« Des niveaux de violence extrêmement inquiétants dans l’agglomération grenobloise »
« On a atteint des niveaux de violence avec l’usage notamment d’armes à feu sur le territoire de l’agglomération » et cela « devient extrêmement inquiétant », déplore Amandine Demore, maire PCF d’Échirolles, sur France Bleu Isère. En effet, ces dernières semaines, l’agglomération grenobloise a été le théâtre de plusieurs fusillades. Mi-août, le procureur de Grenoble Eric Vaillant dénonçait une « guerre des gangs intense » liée au trafic de drogue.
En moins d’un mois, sept fusillades ont éclaté dans cette région. Face à cette situation alarmante, Amandine Demore a décidé d’écrire au président de la République pour dénoncer l’échec de la politique de lutte contre les trafics de drogue menée depuis plusieurs décennies. Elle appelle au retour de la police de proximité, supprimée par Nicolas Sarkozy, et réclame un commissariat de plein exercice pour assurer une présence policière continue.
« Les communes ne peuvent pas faire à la place de l’État tout le temps »
Amandine Demore déplore le caractère temporaire des actions mises en place par l’État et plaide pour des mesures durables. Bien que reconnaissant l’arrivée de renforts de la CRS 83 de la métropole lyonnaise, elle regrette leur présence éphémère sur le territoire. La maire d’Échirolles estime que ce n’est pas aux municipalités de pallier les manquements de l’État en matière de sécurité, une compétence qui lui revient. Elle insiste sur le fait que les communes ne peuvent pas se substituer à l’État de manière permanente.
Amandine Demore souligne que la réponse à la question du trafic de drogue ne peut se limiter à des mesures sécuritaires et doit être envisagée dans sa globalité. Si les opérations de nettoyage permettent de perturber le trafic de stupéfiants, elles ne le suppriment pas durablement. Il est donc essentiel de se poser d’autres questions, notamment sur les raisons de la consommation de drogues par les citoyens et sur les dangers liés à ces produits. Selon elle, il s’agit d’une question de santé publique.




