Le Vendée Globe entame déjà sa deuxième semaine de navigation, avec les skippers en tête de la flotte poursuivant leur aventure dans l’immensité de l’Atlantique Sud. Les premiers jours en mer ont été intenses, marqués par un manque de sommeil qui commence à se faire sentir. La gestion du repos est un élément crucial dans cette course éprouvante qui s’étendra sur plus de deux mois et demi.
La descente difficile vers l’équateur a laissé des marques en fin de semaine dernière, comme en témoignent les larges cernes autour des yeux d’Éric Bellion (Stand as One – Altavia). Il a avoué être épuisé en raison du manque de sommeil et des émotions intenses. Guirec Soudée a également eu une nuit blanche dans la zone instable du pot-au-noir, mais s’est repris depuis. Il participe à son premier Vendée Globe et doit dormir un maximum de 4 heures par jour.
Samantha Davies a également connu des jours d’épuisement intense, mais souligne l’importance de récupérer lors des périodes de vent faible ou de conditions plus stables. Fabrice Amedeo, quant à lui, a développé un cycle de sommeil polyphasique avec des siestes courtes et des nuits fractionnées.
Les marins doivent rester vigilants malgré la fatigue, avec des alarmes stridentes pour éviter de trop longues périodes de sommeil. Fabrice Amedeo explique que ces alarmes sont indispensables pour le réveiller efficacement. Il faut également s’habituer à s’endormir rapidement malgré les conditions parfois bruyantes à bord des bateaux.
Les marins doivent s’adapter à un environnement parfois hostile, avec des accessoires comme des bouchons d’oreilles, des casques anti-bruit et même des casques de chantier pour mieux dormir. Loin des côtes, le sommeil est plus paisible, mais la vigilance reste de mise en cas de croisement avec d’autres bateaux.
Les conditions actuelles offrent un répit aux marins avant d’affronter les redoutables mers du Sud. La nécessité de recharger les batteries est primordiale pour affronter la suite de la course.




