Mobilisation en Martinique : peur pour les patients dialysés à cause des blocages routiers

Vie chère en Martinique : "On a peur pour les patients dialysés" notamment, explique un médecin à cause "des blocages routiers"
          Depuis début septembre, le département antillais connaît une mobilisation contre la vie chère, qui a dégénéré en émeutes. Le secrétaire général de l'Union régionale des médecins libéraux de Martinique décrit des "problèmes sur l'organisation des soins".

Depuis le début du mois de septembre, les habitants de la Martinique se mobilisent contre le coût de la vie élevé dans le département, ce mouvement de protestation ayant rapidement dégénéré en émeutes. Le secrétaire général de l’Union régionale des médecins libéraux de Martinique a témoigné de difficultés rencontrées dans l’organisation des soins de santé, mettant en lumière les défis auxquels est confronté le système de santé de l’île.

Blocages routiers et tensions nocturnes mettent à l’épreuve le système de santé en Martinique

Le secrétaire général de l’Union régionale des médecins libéraux de Martinique, le Dr Etienne Briand, reconnaît que la situation actuelle dans l’île est préoccupante. En effet, les blocages routiers en marge des manifestations contre la vie chère ont un impact direct sur le système de santé. Les tensions nocturnes, les émeutes, les incendies et les pillages mettent en danger la sécurité des habitants.

Selon le Dr Briand, les services de santé sont fortement perturbés. Les visites à domicile des professionnels de santé sont difficiles voire impossibles la nuit, obligeant les patients à se rendre à l’hôpital. Les maisons de garde sont fermées, les pharmacies ne peuvent plus organiser de gardes. Cette situation met en péril la prise en charge des patients, notamment ceux nécessitant des soins urgents.

Une fragilité du système de santé en Martinique

Le Dr Briand souligne que la Martinique est en plan blanc depuis jeudi, ce qui entraîne des problèmes de personnel dans les blocs opératoires et une tension supplémentaire sur le système de santé déjà fragilisé par un déficit de soignants. Il met en lumière les difficultés organisationnelles rencontrées, notamment pour les patients dialysés. Malgré tout, des mesures sont prises pour assurer la continuité des soins et mettre l’accent sur la cancérologie afin d’éviter des retards de traitement et des pertes de chance de survie pour les patients.

À LIRE  Chauffeur de bus parisien suspendu pour comportement agressif envers un cyclisteUn chauffeur de bus parisien a récemment été mis à pied après la diffusion d'une vidéo compromettante sur le réseau social Tik Tok. Dans cette vidéo, le chauffeur parle de son "combat contre les cyclistes" tout en suivant de très près un cycliste dans un couloir de bus.Les images ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux, suscitant l'indignation des internautes. Le comportement agressif du chauffeur a été vivement critiqué, certains dénonçant un acte d'intimidation flagrant envers le cycliste.Cette affaire soulève une fois de plus la question de la cohabitation entre les différents usagers de la route à Paris. Les cyclistes, déjà souvent en proie à l'agressivité des automobilistes, doivent également faire face à des comportements irrespectueux de la part de certains conducteurs de bus.La RATP, l'entreprise de transport en commun parisienne, a rapidement réagi en suspendant le chauffeur incriminé. Une enquête interne a été ouverte pour faire la lumière sur cet incident et prendre les mesures nécessaires pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise à l'avenir.Cette affaire rappelle l'importance du respect mutuel entre les différents usagers de la route. Chaque personne, qu'elle soit piéton, cycliste, automobiliste ou conducteur de bus, doit faire preuve de civisme et de courtoisie pour assurer la sécurité de tous.

Le médecin reconnaît également les problèmes liés à la vie chère en Martinique, tels que les difficultés d’approvisionnement, le déficit de médecins et la baisse de l’attractivité de l’île. Il insiste sur la nécessité de prendre conscience de la fragilité du système de santé local et des coûts engendrés par la situation actuelle.

En dépit de ces difficultés, le Dr Briand affirme que des mesures sont prises pour assurer la continuité des soins. Cependant, la situation reste préoccupante, notamment la nuit où il devient trop dangereux pour les professionnels de santé d’intervenir. La circulation des équipes médicales est compliquée en raison des blocages et de la nécessité pour les familles de rester chez elles pour assurer la garde de leurs enfants en raison de la fermeture des écoles.

En conclusion, le secrétaire général de l’Union régionale des médecins libéraux de Martinique souligne la nécessité de trouver des solutions pour garantir la sécurité des habitants et assurer la continuité des soins dans un contexte de crise sociale et sanitaire.

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