Martinique : nouvelle opération « île morte » dénonce le coût de la vie

:
    Reportage



  

    
      
    
      

  

  
    "Les jeunes aujourd'hui n'ont aucun avenir" : en Martinique, une nouvelle opération "île morte" pour dénoncer le coût de la vie
          La colère ne faiblit pas sur l'île, où plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés samedi à Fort-de-France. Ils sont appelés à poursuivre le mouvement, malgré la reprise des négociations mardi.

La population de l’île est toujours en proie à une colère persistante, comme en témoigne la mobilisation de plusieurs centaines de manifestants à Fort-de-France ce samedi. Malgré la reprise des négociations prévue pour mardi, ces derniers sont déterminés à maintenir la pression et à continuer leur mouvement de protestation.

Les tensions persistent en Martinique

En Martinique, les négociations en cours n’ont pas encore abouti et sont prévues pour reprendre le mardi 15 octobre. En attendant, la colère ne faiblit pas sur place. Le samedi, les organisations ont appelé à une nouvelle opération « île morte », et à Fort-de-France, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées pour manifester.

Les manifestants arborent du rouge sur leurs chapeaux, t-shirts et autres vêtements pour afficher leur soutien au mouvement. Joseph, un retraité, constate que remplir son caddie devient de plus en plus difficile. Il déplore l’augmentation des prix des produits de première nécessité, comme les pâtes vendues jusqu’à quatre euros le paquet et les packs d’eau à cinq euros. Les prix en Martinique sont en moyenne 40% plus élevés qu’en France métropolitaine. Luce, une autre habitante, affirme également avoir du mal à joindre les deux bouts malgré son salaire.

« Le loyer, l’électricité, l’eau, les courses qu’on achète… Nous sommes vraiment étranglés par les prix. »

Luce, manifestante

à franceinfo

La situation est similaire pour de nombreux habitants de l’île. Luce, une manifestante, a participé à plusieurs blocages pour exprimer sa colère. Elle constate que la situation s’envenime et souligne que les jeunes, prêts à reprendre le flambeau, envisagent des actions plus radicales pour se faire entendre.

À LIRE  Prolongation du couvre-feu en Martinique jusqu'à jeudi matin, étendu à un nouveau quartier de Fort-de-France

« Ce sont des gens désespérés »

Thierry, un jeune portant un t-shirt rouge, affirme que le taux d’emploi des jeunes en Martinique est de seulement 32%, contre 49% en France métropolitaine. Il explique que les jeunes, sans perspectives d’avenir, sont désespérés et cherchent à se faire entendre par tous les moyens possibles. Les manifestants sont appelés à poursuivre le mouvement en attendant la reprise des négociations entre les organisateurs, l’État et la grande distribution prévue pour mardi.

Manifestation contre la vie chère en Martinique : reportage de Manon Lombart-Brunel à Fort-de-France

écouter

Retour en haut