De nombreux événements de protestation et de mobilisation sont programmés dans le cadre de la journée nationale de lutte en faveur de l’industrie française.
Manifestations pour sauver les emplois et les industries en Isère
Diverses mobilisations sont prévues le jeudi 12 décembre afin de protéger les emplois et les industries en Isère, où des centaines de postes sont menacés. Les syndicats isérois demandent un moratoire à la nouvelle préfète de l’Isère.
À l’usine Vencorex de Pont-de-Claix, les salariés sont en grève depuis le 23 octobre. Chaque jour, un piquet de grève est tenu devant l’usine. Le jeudi, les salariés et les syndicats organisent une manifestation avec les élus locaux devant la préfecture de l’Isère, à Grenoble, place de Verdun, à partir de 11 heures. Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la grande journée nationale d’action pour défendre l’industrie française. Lors du Comité Social et Économique du 19 décembre, l’entreprise chinoise Wanhua présentera une offre améliorée pour la reprise de l’atelier Tolonate de Vencorex à Pont-de-Claix. Cette offre prévoit la reprise de 50 salariés au lieu de 25 et un investissement de 10 millions d’euros au lieu d’un million. Cependant, la mobilisation reste forte.
Une détermination à toute épreuve
Cette manifestation sera suivie à 12h30 d’un pique-nique solidaire avec les grévistes de la plateforme chimique des Roches-Roussillon. Adrien Poirieux, référent en Isère de la Fédération nationale des industries chimiques, souligne que les salariés sont présents depuis tôt le matin, bloquant l’accès au site. Les syndicats cherchent à montrer la détermination des salariés à sauver leur industrie et leurs emplois face à un système capitaliste mondialisé qui menace leurs outils de travail et leurs industries. Ils souhaitent peser dans les discussions nationales pour faire comprendre aux grands industriels que sans les salariés, tout s’arrête.
Une mobilisation qui cherche à sensibiliser
Les salariés de Logiplast-TeamTex à Charvieu-Chavagneux sont également touchés par cette mobilisation. Sans repreneur pour l’usine de fabrication de sièges auto pour enfants, 160 emplois sont menacés. Chez Valéo à Saint-Quentin-Fallavier, l’activité est maintenue pour le moment, mais les salariés se sentent en sursis. La grève a commencé à 8 heures jeudi sur le site de Valéo. Les salariés mobilisés cherchent à sensibiliser l’opinion et les autorités sur leur situation. Ils demandent des indemnités conséquentes pour les départs et des opportunités de reconversion pour assurer l’avenir des salariés concernés.




