De plus en plus de Français sont touchés par une maladie appelée « réunionite », qui se caractérise par le fait de passer la majeure partie de son temps de travail en réunion. L’Observatoire de l’Infobésité et de la collaboration numérique met en garde les entreprises sur les dangers de cette habitude et recommande vivement de la redéfinir.
La surabondance de réunions : un fléau professionnel
La notion de « réunionite » est devenue un véritable problème pour de nombreuses personnes. Cette maladie professionnelle se propage rapidement et est considérée comme une véritable épidémie, voire une pandémie. L’Observatoire de l’Infobésité et de la collaboration numérique (OICN) a réalisé une enquête en analysant les métadonnées d’e-mails et de réunions de millions de collaborateurs.
Les résultats de cette étude ont révélé que chaque collaborateur est sollicité pour participer à environ 6 heures et 30 minutes de réunions par semaine. Les managers passent quant à eux plus de 14 heures en réunion chaque semaine, tandis que les dirigeants y consacrent près de 25 heures. Cela signifie qu’un dirigeant peut passer jusqu’à 32 jours par an en réunion. Les Français, quant à eux, enchaînent les réunions préparatoires, les débriefings et les réunions d’organisation, créant ainsi un cercle vicieux.
Une prolifération des e-mails en parallèle
En plus de passer un temps considérable en réunion, les managers et dirigeants passent également une partie de ce temps à gérer leurs e-mails. Selon l’OICN, un dirigeant envoie en moyenne 22% de ses e-mails pendant une réunion. Le volume d’e-mails échangés chaque semaine est également en constante augmentation, avec en moyenne 205 e-mails pour les manageurs, 104 pour les collaborateurs et 342 pour les dirigeants.
Cependant, ces e-mails ne sont pas toujours utiles, tout comme les réunions auxquelles ils sont souvent liés. En effet, chaque collaborateur conserve en moyenne environ 10 000 e-mails, dont 60% n’ont même pas été ouverts au cours des neuf derniers mois. L’OICN appelle donc le monde de l’entreprise à repenser collectivement l’organisation du travail pour préserver la santé mentale des collaborateurs.




