L’objectif de cette toute nouvelle institution pluridisciplinaire est de promouvoir la diversité et la richesse de la création artistique contemporaine africaine sur le territoire français. En mettant en avant les talents et les œuvres des artistes africains, cette institution vise à favoriser la visibilité et la reconnaissance de ces créateurs dans le paysage culturel français. Grâce à une programmation variée et innovante, elle entend créer des ponts entre les différentes cultures et favoriser les échanges artistiques entre l’Afrique et la France. En somme, cette institution aspire à devenir un véritable lieu de rencontres, de découvertes et d’échanges autour de la création contemporaine africaine.
Le futur de la Maison des mondes africains en question
La localisation future de la Maison des mondes africains, baptisée MansA, reste incertaine malgré les efforts du gouvernement pour lui trouver un emplacement adéquat. Ce nouveau lieu culturel, voulu par Emmanuel Macron, aspire à devenir un « QG permanent » mettant en avant la création africaine contemporaine dans un contexte de perte d’influence de la France sur le continent. Achille Mbembe, universitaire camerounais et initiateur du projet aux côtés du président Macron, explique que l’objectif est de redorer le blason de la France en Afrique face aux critiques et aux erreurs passées.
En quête d’un lieu d’implantation
La MansA, institution pluridisciplinaire déjà dotée d’un logo, d’une directrice (la journaliste et réalisatrice Liz Gomis), d’une petite équipe et d’une partie de son budget, attend toujours une décision sur son lieu d’implantation, qui déterminera également son champ d’action. Le ministère de la Culture, en charge du dossier avec les Affaires étrangères, n’a pas encore commenté cette question délicate.
Selon des sources proches du dossier, le ministère de la Culture milite pour que la MansA trouve sa place à la Monnaie de Paris, malgré les réticences de certains acteurs. Cette institution historique, située en bord de Seine, offrirait environ 1000 mètres carrés à la MansA, bien en deçà des ambitions initiales du projet. Cela pourrait également impacter le budget alloué au projet, avec des prévisions de financement revues à la baisse.
Pas de consensus avec la Monnaie de Paris
L’idée d’installer la MansA à la Monnaie de Paris, avancée sans consultation préalable, suscite des réactions négatives au sein de l’institution. Certains craignent une perte de salles et de revenus pour la Monnaie, qui fonctionne de manière autonome sans l’aide de l’État. Cette proposition a également alimenté la polémique sur le plan politique, avec des accusations de « destruction culturelle » et de repentance vis-à-vis de l’Afrique.
Malgré les critiques, Liz Gomis défend ardemment le projet de la MansA, soulignant l’importance de disposer à Paris d’un lieu dédié aux mondes africains et à la création contemporaine africaine, souvent négligée en France.




